‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 35 sur 743 · ARDEZ. — ARRÊT · texte numérisé non relu

ARDEZ. — ARRÊT

tout le monde m'entendrait. Cette critique est trop vé'illeuse. » (Z#cee,*p.,l. I,c. 2, §2.)

— ardeur, avec le plur., désir ardent, Rappliquant à diverses

choses :

Florame vaut lui seul à ma pudique flamme

Tout ce que peut le monde offrir à mes ardeurs

De mérites, d'appas, de biens et de grandeurs. [La Suiv., iv. 7.)

Ardeur, dans le sens moral, se rencontre au pluriel avec diverses nuances de signification :

Mes amis les ont exigés de moi tels qu'ils éloient, avec la faiblesse, l'imperfection et l'inégalité où l'esprit s'emporte avec dérèglement, dans les premières ardeurs, quand on fait le plan d'un grand ouvrage. (D'Aub., Prat. du thédt., i, 2.) Le sang des Avalos bouillonne dans mes \eines, Et mon cœur échauffé de ses nobles ardeurs Ne peut ûier ses vœux qu'au fatte des grandeuis.

(Dest., L'Ambïi. etCludisc, 1,8.) Mes feux longtemps secrets, mes funestes ardeurs. (La Harpb, M élan , i, 4.) J'ai de Su 1 ton méprisé les ardeurs,

J'ai rejeté ses présents corrupteurs. (Viknnet, Sidim, u.)

Mallet cherchait une voie à ses goûts et à ses ardeurs d'étude et de polémique. {Ste-Bbuve, Causeries, lw sept. 1851.)— Ces travaux redoublés, ces nobles ardeurs et ces chagrins des dernières années la (MB* Dacier) consumèrent. (Id., ibid., 6 mars 1854.)

ARDEZ, pour regardez, par apocope :

Ardez, vraiment c'est mon, on vous l'endurera !

Vous êtes un bel homme, et je dois fort vous craindre ! {Gai. du Pal. , iv, 12. ) Ardez, messieurs, il y a quarante ans que j'ay une grande et fâcheuse migraine en 1a teste, comme vous savez. (Béboalde de Vbrville, Moyen de parvenir.)

Ardez le beau museau, Pour nous donner envie encore de sa peau! (Mol., Dépit amour., vi, 4 )

Cette expression est encore usitée dans le Berri et pays circon- >oisins. Voirie Glossaire du centre de la France, par M. le comte

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