INFAME. — INFINITIF
\ 1 c Pour ce qui est d'inexpugnable , on peut s'en servir, tient dans le discours familier, mais dans le style soif. Chapelain s'en est servi plus d'une fois dans la Pucelle, . Ai Périer Tient de l'employer dans un sonnet sur les coni du roi dans la Hollande * :
On le* vit traverser les plus lointaines plages, De leva flan ennemis soutenir les efforts; Bt entais do tontes parts d'imexpëgnablês forts, Sa faire redouter aux plus fermes courages,
( Obs. sur le Laag.frimç., S» p., e. uuuuv.)
Cependant ce mot était déjà ancien dans la langue. Amyot, (jNina Cayet et d'autres, s'en sont servis au seiiième siècle ou f.m commencement du dix-septième. On le trouve employé dans Etienne Pasquier avec le sens d'invincible :
Ce gnerrier InerpugnabU est mort (Int., rr, 20.)
INFAME, avec un régime indirect de personne :
Avise, et si tu crains qu'il le fût trop imféme
De remettre l'empire en la main d'une femme, (OeracL, i, 3.)
Voltaire fait cette remarque un peu puriste :
t Canaille emploie souvent ee mot este ; il était très-bien reçu de son temps. iQaH te fftt infime » n'est pas français; la langue permet qu'on dise : « Cela ■/est honteux, » mais non pas eela m'est infime. Et cependant on dit : c H est Mime à tal d'avoir fait cette action. » Tontes les langues ont leurs bixarreries •t leurs inconséquences. »
Le poète doit-il donc être si méticuleux; et n'est-ce pas assez de se conformer parfaitement à l'analogie?
Voyez IMMOBILE a.
INFAMIE, l'infamie de , suivi d'un infinitif :
Je ne crains point la mort, mais je hais l'infamie
D'en recevoir la loi d'une main ennemie. {Oih., i, 3.)
INFIDÈLE, avec un nom de chose, inexact :
Est-ce donc vous, seigneur, et les bruits infidèles
N'ont-ils semé de vous que de fausses nouvelles? (Perth.t m, 4.)
INFINITIF ', employé pour sujet, comme si c'était un substantif:
Et paroitre à la cour eût hasardé ma tête. (Le CM, îv, 3.)
L'Académie, dans ses Sentiments sur le Cid, a vu là un solécisme; suivant elle « il fallait dire, c'eut été hasarder ma tête, car