POMPE. — PORTE
POMPE, avec pompe, avec éclat, dans un sens défavorable :
De quoi vous a servi d'avoir su me flatter, D'avoir pris le parti d'an ingrat qui me trompe» S'il ne fit le constant qu'afln de me quitter
Avec que pins de pompe ? (La Gai. du Pal., in, 10.)
— pompe, au pluriel, dans le sens d'éclat :
Est-il environné de ces pompes cruelles
Dont à Rome éclatoient les victoires nouvelles.
(Les Victoires du roi en 1667.)
On a dit d'une manière analogue :
Et ne me puis passer de mettre par escrit et Incorporer en ces presens mémoires les pompes, l'ordre et la manière Je faire desdictes noces. ( Ouv. de La Marche, Mém., u, 4.)
POPULAIRE, une erreur populaire, une erreur accréditée parmi le peuple :
ElTe-méme a semé cette erreur populaire
D'un faux Héraclius qu'elle accepte pour frère. {HéracL, i, 3.)
PORT, action d'apporter, le port de bonnes nouvelles :
Qu'un hymen doive unir nos ardeurs mutuelles I Ah mon heur! pour le port de si bonnes nouvelles
C'est trop peu d'un baiser. (Clit., v, 3, 1"° éd. jusqu'à 1644 inclus.)
PORTE, fig. :
Yoyant ainsi la porte à ta fortune ouverte
Je pourrois librement consentir à ma perte. (La Suiv., ti, 8.)
Seigneur, vos devins seuls ont causé notre perte.
Par eux. à tous nos maux la porte s'est ouverte. (Ati.% v, 1.)