‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 496 sur 743 · POMPE. — PORTE · texte numérisé non relu

POMPE. — PORTE

POMPE, avec pompe, avec éclat, dans un sens défavorable :

De quoi vous a servi d'avoir su me flatter, D'avoir pris le parti d'an ingrat qui me trompe» S'il ne fit le constant qu'afln de me quitter

Avec que pins de pompe ? (La Gai. du Pal., in, 10.)

— pompe, au pluriel, dans le sens d'éclat :

Est-il environné de ces pompes cruelles

Dont à Rome éclatoient les victoires nouvelles.

(Les Victoires du roi en 1667.)

On a dit d'une manière analogue :

Et ne me puis passer de mettre par escrit et Incorporer en ces presens mémoires les pompes, l'ordre et la manière Je faire desdictes noces. ( Ouv. de La Marche, Mém., u, 4.)

POPULAIRE, une erreur populaire, une erreur accréditée parmi le peuple :

ElTe-méme a semé cette erreur populaire

D'un faux Héraclius qu'elle accepte pour frère. {HéracL, i, 3.)

PORT, action d'apporter, le port de bonnes nouvelles :

Qu'un hymen doive unir nos ardeurs mutuelles I Ah mon heur! pour le port de si bonnes nouvelles

C'est trop peu d'un baiser. (Clit., v, 3, 1"° éd. jusqu'à 1644 inclus.)

PORTE, fig. :

Yoyant ainsi la porte à ta fortune ouverte

Je pourrois librement consentir à ma perte. (La Suiv., ti, 8.)

Seigneur, vos devins seuls ont causé notre perte.

Par eux. à tous nos maux la porte s'est ouverte. (Ati.% v, 1.)

Page 1