‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 677 sur 743 · UNIR. ÊTRE UNI SOUS LA FOI CONJUGALE · texte numérisé non relu

UNIR. ÊTRE UNI SOUS LA FOI CONJUGALE

Recevez de ma main la coupe nuptiale ,

Pour être après unis sous la foi conjugale, (Rodog., v, 3.)

— unir, avec à dans le sens de pour, et un infinitif:

Que désormais le ciel, les enfers et la terre,

Unissent leurs fureurs à nous faire la guerre. (Bor.t u, 3.)

— unir a, avec un nom de chose pour sujet, procurer l'alliance de :

N'est-il herbes, parfums, ni chants mystérieux,

Qui puissent nous unir ces bras victorieux? (La Toit, d'or, i, 2.)

USAGE, ce visage est-il a ton usage? Ce visage te convient-il :

doris. Aussi me contez-vous de beaux traits de visage.

chrysante. Eh bien, avec ces traits est-il à ton usage?

noms. Je douterois plutôt si je serois au sien. (La Veuve, î. 3.)

USER, n. user trop de remise, avec un nom de chose pour

sujet :

Vos résolutions usent trop de remise. (ft>/., v, 3.)

C'est-à-dire : vous tardez trop à prendre une résolution.

— usé, part, passé, cervelle usée, esprit affaibli :

Tu me fais donc servir de fable et de risée,

Passer pour esprit foible et pour cervelle usée. (Le Ment., v, 3.)

UTILITÉ, avec le plur. :

Voilà ce qui m'est venu en pensée touchant le but, les utilités, et les parties du poème dramatique. (Prem. Disc.)

Corneille a un chapitre de son Imitation, intitulé : Des utilités de l'adversité. (1. i, c. xn.)

Utilité, rarement employé au pluriel dans sa signification ti. 25

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