‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 684 sur 743 · VERS · texte numérisé non relu

VERS

— Pour auprès de :

Si ma feinte vers vous passe pour criminelle.

Pardonnez-moi les maux qu'elle vous fait souffrir. {Suite du Meni^X)

Pour peu qu'un honnête homme ait vers moi de crédit.

Je lui fais la faveur de croire ce qu'il dit. {Cil lus. eom.,u,3.)

Et vers moi tout l'effort de son autorité

N'agit que par prière et par civilité. < JYïcom.i.i)

On trouve avant et après Corneille des exemples nombreux de ces deux nuances de signification :

Qui est vers s'amie renoiz, (renégat, perfide)

Ne doit morir à une foiz. [Parionopeus de Mois, v. 5225, éd. Cnf.)

Il pueent bien aler emsamble,

Andui sont si grant et si fort

Que nuns n'auroit ver aus effort. (Raoul de Hocdaxt, Le Seatt d'Enfer, dans Lais et Chans., ms. de la Bibl. imp., fonds fr., 1593, P 117, r*,col.l) Un très-bon prince comme est Votre Altesse vers un peuple desvoyé. (S. Pa.it Sales, Lett., à Ch. Emm., 29 déc. 1595.) — Celui qui emploie la contraiatam l'emploie pas vers le jugement, lequel ne peut être forcé, mais vers la contenta» extérieure, laquelle peut bien obéir à la pourpre de l'empereur qui commuât II qui presse, mais qui peut aussi couver dans le cœur une haine capitale contre H. (Fenouillet, Disc, f un. sur la mort de Henri le Grand.)

0 fureurs dont même les Scythes

N'useroient pas vers des mérites

Qui n'ont rien de pareil à soi ! (Malh., Stances pour Alcanére, 160°.)

Ledit seigneur du Plessis considérant l'envie à laquelle il alloit être exposé p» la charge qui lui étoit commise, craignant aussi que la nomination de sa persooae n'altérât, tant l'affection que monsieur le maréchal lui avait toujours montrée, qn son zèle vers le public, fit de très humbles remontrances et prières à la compagnie, à ce qu'elle le déchargeât de la commission dont il lui avoit plû de l'honorer. (Pièces pour servir aux Mém. de Rohan.) — Voulant se ménager vers la cour et ten le parlement. (La Rochefoucauld, Mém., Retour des princes à Paris.) — Le coadjuteurcontinuoit à ne garder aucune mesure ver; lui. {lé.. ibid.. Guerre deGuieote.) — Il s'étoit uni avec le duc de Rohan, croyant qu'il lui pouroil être également utile vers Monsieur et vers M. le Prince. (Id., ibid.)

Dans un pareil degré de vertu, de mérite, Constantin doit à l'un, quand vers l'autre il s'acquitte.

(T. Corn., Maximum, i, 1..

Jusqu'à ce que le succès me justifie vers le public. (Ma* de La Fayette, U Princesse de C lèves, lr*part.) — Se justifier vers le public. (Féx., Béfutaômék P. Malebranche, i.)— Me voilà hors d'état de m'acquitler jamais du quart de mes dettes vers vous. (Id., Le il., au duc de Noailies, sept. 1690.) — Ce qui est certaîa, monseigneur, est que vous avez un pressant besoin de vous précautionner wen le roi. (Id., ibid., au duc de Bourgogne, 25 oct. 1708.) — A l'égard de l'Espapt, il faut écouter les demandes des Hollandois et entrer dans tous les expédient qui ne seront pas contraires à la bonne foi vers les Espagnols. (Id., ibid., an (toc de Chevreuse, 20 mars 1710.) — Je ne sais point en détail les fautes qu'ils «l faites vers vous. (Id., ibid., à la duchesse de Mortemart, 1er fëvr. 1711.) — 0t porte à la prière une imagination toute pleine de vaines curiosités, un

Page 1