‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 689 sur 743 · VILLAGE. FAIRE REGARDER A QUELQU'UN LE GRAND CHEMIN DE · texte numérisé non relu

VILLAGE. FAIRE REGARDER A QUELQU'UN LE GRAND CHEMIN DE

son village, le bannir de sa présence, le congédier, en parlant d'une femme qui chasse un amant téméraire :

Mais si j'osois me hasarder

Avec vous au moindre pillage,

Vous me feriez bien regarder

Le grand chemin de mon village. (Poés. div.t Stances.)

VILLE, tenir ville gagnée, comme avoir ville gagnée, avoir remporté la victoire, au figuré :

L'arrogant croit déjà tenir ville gagnée;

Mais il sera puni de m'avoir dédaignée. (L'Illus. com., u. 9.)

VIOLENCE, au sens propre, avec le pluriel, courir aux violences :

Un amant dédaigné ne voit pas de bon œil

Ceux qui du môme objet ont un plus doux accueil.

Des faveurs qu'on leur fait il forme ses offenses,

Et, pour peu qu'on le pousse, il court aux violences» {La Suiv., u, 9.)

VIOLENTER a, au sens moral, suivi d'un subst., et avec un nom de chose pour sujet, forcer à, par une sorte de contrainte:

Je ne m'y puis résoudre ; un reste de pitié

Violente mon cœur à des traits d'amitié. (Clit., m, l.J

— se violenter a (un infin.), se faire la violence de .

Mais ce qui m'en déplatt, et qui me désespère,

C'est de perdre la sœur pour éviter le frère*

Et me violenter à fuir ton entrelien.

Puisque te voir encor, c'est m'exposer au sien. (La PL Aoy., i, 1.}

VISAGE, à peu près comme on dit minois, pour désigner une femme :

Catin, ce gentil visage,

Épousant un huguenot,

Le soir de son mariage

Disoit à ce pauvre sot... (Poés.'div.t Épigr. d'Audœnus, [Owt*].)

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