AFFAIBLIR. — AINSI
AFFAIBLIR, v. a.
Corneille a dit affaiblir un Etat de (V. la cit. à cet article), pour signifier l'affaiblir en lui faisant perdre. . . On trouve de même, dans un des plus anciens et des plus remarquables monuments de notre littérature : *
Jà au Danois n'iere mais apaiés ; Car de mes homes m'a trop affebloié.
(Raimbert db Paris, Ogier de Dan., v. 9454.)
Et au seizième siècle :
Et ledict roy Ferdinand affoibly d'autant de pais, et <f Ratant d'amis et adhéras*. (M art. ou Bellay, Mém., 1. nr, f* 120, v«, éd. 1572.)
AGE, s. f., comme le latin œtas :
Outre l'âge en tous deux un peu trop refroidie
Cela sentiroit trop sa fin de comédie. {La Gai. du Pal., y, 8.)
Le seizième siècle employait souvent âge au féminin : ,
Hélas ! je fuz trop véhément De faire guerre à ung Clément, Qui porte en ctitë aage dorée Sur tous la couronne Laurée.
(C. Fontaine, La Comptaincte et Tettam. de F. Sagottgm.)
Le genre de ce mot n'était pas encore fixé du temps de Concilie. Malherbe le faisait indifféremment masculin et féminin :
Quoi que l'âge passé raconte.
Et maintenant encore en cet âge penchant. Que d'hommes fortunés en leur âge première Font un visage d'or à cette âge ferrée.
c Il est aujourd'hui plutôt masculin que féminin, » disait Ménage. [Observ. sur la langue franc. , 1rtp., c. lxxiv.)
On trouve encore des exemples du féminin dans la seconde moitié du dix-septième siècle :
Les escrivains de la moyenne aage. (Jacq. Delalande, Coût. d'Orléans, 1673, p. 165, col. 2.)
AINSI que, comme.
Après les vers de Molière, ajouter :
Ainsi que s'employait pour comme, dans divers autres cas. Par exemple, on trouve :
Ce marest ou estang, ainsi qu'on le voudra nomme», a sa forme presque ronde. (Fauchet, Antiq. gauL, & vol., u, 15.)