‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 735 sur 743 · RABATTRE · texte numérisé non relu

RABATTRE

On a dit, au propre, en parlant d'un oiseau» rabattre son

vol :

Lorsqu'il a saisi sa proit, il rabat ton vol comme pour en éprouver le poid.*. (Buff., H Ut. nat. det oit., Les oiseaux de proie, le grand aigle.}

Corneille dira, au figuré, par une très-belle image, rabattre

f essor :

Rabats de cet esprit Cestor tumultueux. (/mil., it, 8.)

RANGER a (se), suivi d'un infinitif, comme se soumettre à :

... Si quelqu'un ou plus riche ou plus beau. Et mieux fourni d'appas à te servir te range. {Poét. dit., Dial. nv.

On a dit d'une manière analogue avant Corneille :

Vassé, sortant, par ceste cordiale remonstrance, hors du sommeil qui avoit esgaré la raison d'avec luy, terengea à recognoisire sa faute, et à en demander pardon. (Du Villars, Mém., n, 1551.)

REDEVABLE, employé substantivement, au fig., comme obligé:

Si le ciel jusque-là vous en laisse incapable

Vous pourrez quelque temps être ma redevable, {Sopkon., u,4..

Redevable n'est indiqué comme substantif, dans les dictionnaires, qu'en parlant de dette. Il s'employait encore fréquemment, autrefois, en parlant de redevances féodales.

Page 1