‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 84 sur 743 · BRANLER. — BRASIER · texte numérisé non relu

BRANLER. — BRASIER

Régnier avait employé cette figure avant Corneille, et tout l«k monde connaît les imitations que Boileau en a faites :

Ainsi de la vertu la fortune se joue.

Tel aujourd'hui triomphe au plus haut de sa roue... {Sat., i.

Qu'à son gré désormais la fortune me joue ;

On me verra dormir au branle de sa roue. (Eptires, v.;

BRANLER. Emploi très-poétique :

Ne mets pas ton espoir sur un frêle roseau

Qui penche au gré du vent, qui branle au gré de l'eau. Jmii., u. 7.;

BRAS, le bras de la justice, les mains de la justice: •

Ce n'est pas que je veuille avec cet artifice

Dérober un coupable au bras de la justice. {H or. , v, 3. •

— Fig., pour désigner les coups vengeurs du ciel :

Et quand les dieux vengeurs laissent tomber leur bras.

Il tombe assez souvent sur qui n'y pense pas. (Œdipe, \, 2.)

Page 1