‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 90 sur 743 · BRISER. — BROUILLER · texte numérisé non relu

BRISER. — BROUILLER

BRISER, mettre en- pièces, employé pour ajouter à l'idée de rompre, kompre, briser des chaînes :

Forcez, ronrpézi brisez de si honteuses chaînes. (Niccm.% 1, S.)

— BRISER Jfti POUDRE LA TÈTE DE QUELQU'UN '

Mes.tJBU* 'demanderont cette vengeance aux cieux, Et mç cesseront point jusqu'à ce que leur foudre •«Sur mon trône usurpé brise ta lête en poudre. (Peri/i.. i. 3.)

-7-; «bisons la ce discours, comme on dit, brisons là-dessus :

\ . 'Brisons là ce discours, je l'aperçois venir. {La Suit., 1, G.)

.-..^- BRISÉ, fig. UN ÉTAT CHANCELANT ET BRISÉ :

Soutenir un état chancelant et brisé,

C'est chercher par sa chute à se voir écrasé. (Attila, 1, 2.)

BROSSER au travers d'une forêt, en parcourir à pied oy à cheval les endroits les plus touffus :

Ce dernier spectacle présente à la vue une forêt épaisse composée de dix ers arbres entrelacés ensemble, et si touffus qu'il est aisé de juger que le respec: qu'on porte «tt dieu Mars, à qui elle est consacrée, fait qu'on n'ose en couper au cunes branches, ni même brosser au travers. (La Tois. d'or, v.)

BROUILLER, troubler :

Mais le manque d'amour fait le manque de cœur;

11 abat le courage, il détruit la vigueur,

Relâche les désirs, brouille la connoissance,

Et laisse enfin tout l'homme à sa propre impuissance. {Imit. m, 5.)

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