‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 126 sur 596 · Doutez-vous si c'est ma maltresse elle-même · texte numérisé non relu

Doutez-vous si c'est ma maltresse elle-même

GoaN., Suite du Ment,, II, 6.

Les parents de la belle doutèrent longtemps «'ils obéiroient.

Là Fout., VIII, p. 5i : Psyché,

i63i Vos esclaves tremblants, dont la moitié s^enfîiit,

Doutent si le Vizir vous sert ou vous trahit. - Rac, Bajazet, V, 7.

Je doutai «'il (Mazarin) ne me vouloit point disposer par là à me contenter de ce qu'il lui restoit à faire pour moL - La Rogbif., U, /iGS.

Douter , verbe actifs suspecter.

668 Quoi? Que seroit-ce? — Anselme, instruit de Tartifice, M'a repris maintenant tout ce qu'il nous prétoit, Sous couleur de changer de Tor que Ton doutait. - UÉty II, 6.

* Douter, dans le sens de redouter, craindre, se trouve assez souvent dans nos anciens textes; le patois du Berry Ta même conservé. Mais dans aucun dictionnaire, dans aucun ooTrage nous n'avons vu d'autre exemple de Temploi qu'a fait ici Molière du verbe douter.

Doux, agréable.

89 Tu te moques. Marquis : nous nous connoissons tous.

Et je trouve avec toi des passe- temps plus doux, - Fdch., I, 1.

1 5 Jamais tu n'as vu journée

De si douce destinée. - Malh., I, a 6.

1 Allez, belle Marqube, allez en d'autres lieux Semer les doux périls qui naissent de vos yeux. - Corn., X, 1/1 3 : Poés, div,

Donx (Le).

* Voir 1. 1, p. Aa, n** lâ : Adjectifs pris comme substantifs.

Drachme, dragme.

Vous mêlerez comme il faut avec deux drachmes de matrimonium en pilules. ~ Méd, malgré lui, III, 6.

* nDragme, monnoie des Grecs ... ; dragme est aussi un poids dont se servent les ''^^ecins, qui est la huitième partie d'une once, qu'on appelle autrement un gros, au poids de marc. Elle contient trois scrupules ou soixante grains, n — La drachme étant la noitième partie de l'once, et l'once la seizième partie de la livre, pesait donc o''3ai, près

aco«'3aa.

Dragon; dragon de vertu; dragonne.

1396 Ces dragons de vertUy ces honnêtes diablesses.

Éc. des Fem,y IV, 8.

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