‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 207 sur 596 · ENSUITE — ENSUITE DE · texte numérisé non relu

ENSUITE — ENSUITE DE

Il faut, quand Thymen tient notre cœur en balance, Enupdir Tamour dans un drap de prudence.

MoRTrLiUBT, FUU capitaine, I, 9.

17 Surtout je redoutois cette mélancolie

Où j*ai vu si longtemps votre âme etuevêlie, - Rac, Androm,, I, 1.

II. . . n*a plus cette grande soutane où il étoit $nêêveli. - Siv., VII, SAg.

Les hommes, ensevelis dans la chair et dans le sang, avoient pourtant conservé une idée obscure de la puissance divine.

Bossoir, Hist, univ., in-6*, 1681, p. 179.

Une personne humble, qui est eneeveUe dans le cabinet. - Là Bbcy., I, 161.

Insuite, après, plus tard.

1667 Cest pour vous dire ici, Monsieur, qu'une heure emuite^ Un homme qui souvent vous vient rendre visite Est venu vous chercher avec empressement. -MisatUh., IV, &.

* «Une heure ensuite, pour une heure après, n*a pas paru d^usage.» - Rem, gramm,, ins redit, de Bret.

Ni Richelet ni Furetière ne donnent ce mot, qui parait pour la première fois dans

3* édition du Diction, de l* Académie, 1718 : ^Ensuite, qui est toujours suivi de la par-

cule de : ensuite de cela, — Il se prend aussi adverbialement : nous ferons le reste ensuite, n

— H n^en faut pas conclure que Molière eût pu faire dire ri une heure ensuite 7> pour ttune

f%re aprèsn par un autre personnage que Dubois, qui estropie volontiers la langue.

llVSUITE DE . . .

59 5 II voudroit vous prier, ensuite de Tinstance D'excuser de tantôt son trop de violence, De lui prêter au moins, pour ce dernier devoir. . .

UÉt.,U,fï.

5&7 Mais, Madame, voyez où vous portez son bras.

Ensuite d'un combat qui peut-être n^est pas. - Corn. , Cid, , II , 5.

Ensuite de tant d^accusations si atroces, on a pris le dessein d^examiner leurs livres. - Pascal, Prov,, édit. de Sacy, p. 61.

Ensuite de la promenade, on alla souper.

Là Font., IX, p. 3^5 : Lettre à Maucroix,

Ensuite des jeux, tout le temple retentissoit d'applaudissements.

Rac. , VI , p. ^6 : Rem, sur Pindare,

Ensuite de cette belle réflexion , mon cœur décide comme le vôtre.

Sév., n, p. 5 16.

* Vaugclas : ttEn suite de quoy. Cette façon de parler est françoise, et ordinaire; mais Ile ne doit pas être employée dans le beau style , d'où nos bons autheurs du temps la annissent,» - Vaugblas, édit. Cliassang, I, ao6.

Patru, dans ses Rem, sur Vaufrelasy assure que ft ensuite de quoy entre très bien dans !s discours et les narrations oratoires ». Th. Corneille : crM. Chapelain dit qu^ensuile de quoy

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