ENTERRER (S') — ENTÊTÉ
Polybe ... a veû que les conquestes de Rome estoient la suite d*un dessein bieu enttndu.
BossuET, Hitt, Univ., ia-6% 1681, p. 637; - Cf. Id., ibid,, p. SSg : austérité mal entendw,
* LèP, Bouhours cite, parmi les expressions nouvelles de son temps, entendre, dans ie sens ou remploie Molière :
«Un bastiment bien entendu; cela est mal entendu, en parlant d^une chose faite sans art et contre les recèles; tout y étoit merveilleusement bien entendu, en pariant d'un festin; une personne entendue , pour dire intelligemment habile.» - Bodhouis , Éntr, d'Ar, et d'Eug. , s'éoit., 1671, p. i/ii. - Cf. Id., Doutée eur la long, franc., 167&, p. 3o.
Enterrer (S'), aufguré.
Pour moi, je vous déclare que mon dessein n'est pas de renoncer au monde, et de nC enterrer toute vive dans un mari.
G. Dand., II, 3.
Les amours meurent par le dégoût, et Toubli les enterre, - Sév., I, aoA.
D'où vient donc que vous vous enterrez comme Philémon et Beaucis?
Id., VI, 3oa.
Il y a telle femme qui anéantit ou qui enterre son mari, au point qu'il n'en est fait dans le monde aucune mention : vit-il encore? ne vit-il plus? On en doute.
La Brut., 1, p. 19^.
* ftEnterrer, déterrer. Ces verbes s'emploient élégamment dans le figuré depuis quelques cinées. On dit d'une femme qui a renoncé au commerce du grand monde, qui aime la ^traite et qui ne voit presque personne : eUe t'eit enterrée. On dit, en faisant une confiance et recommandant le secret : il faut enterrer cela, pour dire qu*il n'en faut point du »ut parier. 7) - Le P. Bouhodbs, Rem, nouv, iur la lang, franc., 3* édit., 1689, p. i^70.
Ménage, toujours en guerre avec le P. Bouhours, reprend méchamment : trOn peut u% la même chose d'un homme, j» - Obeerv., II, 91 5.
Voir Eneeveli.