‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 230 sur 596 · ÉRIGER (S*) EN · texte numérisé non relu

ÉRIGER (S*) EN

Il sera piu8 aisé ^irigtr un simple chasteau «n baronnie, une baroimie #» mar-

3uisai, un marquisat tn comté, une comté en duché, une duché an pairie que ''ériger un fat en homme sage. - La P. Gabissb, Do^, eur., 169&, p. 3i6.

8 59 Dorante est-il le seul qui, de jeune écolier.

Pour être mieux reçu t'érxge «n cavalier? - Goih. , AfînK. ^ III, 3.

Les beaux vers et la belle prose

Valent aujourdliuy peu de chose :

Se voir en autheur érigé

Est un sinistre préjugé

Pour la fortune d*un jeune homme.

Sciaaoïf, Œwn',, 1700; I, p. a6.

Quant i moy, si j^obtiens Thonneur D'estre cru vostre serviteur, G^est la raison que je bénisse Le sort qui, devant que finisse De mes jours le maudit filet, M'érige e» vostre humble valet

lD.,»6irf.; I, p. 366;- Cf. lD.,t6û{.; I, 77, iSa, 3a3; - Virg, trav., 1708; II, p. 80 et i^Sg.

Tu pensois f ériger en merveilleux autheur Et, parmy les sçavans, trancher du dictateur.

FouQUBs, à la suite de la SUmmimachie du P. Gameau, i656, p. i3i.

Un cheval bien embouché, . . .

Housse d'une étoffe honneste.

Ne croit plus estre une beste, Et , sans $'ériger en fat , Il brigue le consulat.

BaéBBUP, Lucain trav., i656, p. Qa-gS ; - Cf. b., ibid.,p, 88.

On m'erigeroit en une de ces Nymphes de TAstrée devant qui les Bergers vont contester leurs differens. - Sioaiis, Nauv.Jranç,, i656; i** Nou9., p. 997.

Quand on ê'eêt une fois érigé en censeur public, vous ne sçauriez croire combien il est mal aisé de déférer aux loix des autres.

GoTiif, Crit, démniér.; Nouv. Coll. moliér., p. 5o.

Et tel y rit souvent de voir rire de iuy.

— A ce compte, ce peintre en badins vous érige.

B0UR8AULT, Pùrtraii du peintre, 1 663, se. a.

Mais, Baron, tu te vas ériger en folâtre,

Si Ton te voit blâmer ce foudre de theÂtre (Molière),

Cet autheur si fertile en ouvrages puissans

Qu'on le nomme en tous lieux la merveille du temps;

Et pour te faire voir sa valeur infinie ,

II tire quatre parts dedans sa Compagnie.

Gbkvaubr, Amaun de QUotin, i664 , 1, 1.

Sans m'eriger en casuiste, je ne crois pas faire un jugement téméraire d*avaiieer qu'il n'y a point d'homme si peu esclairé des lumières de la Foy, qui, ayant veu cette pièce (D. luan)^ ou qm, sçachant ce qu'elle contient, puisse soutenir que Molière, dans le dessein de la jouer, soit capable de la participation des Sacremens, qu'il puisse estre receu à pénitence sans une réparation publique, ny mesme quHi soit digne de l'entrée de l'Eglise.

De Rochbmont (? Rarbibb d'Aucoub), Obeerv, eur le Feetin de Pierre, i665; édit. Gay, Genève, 1869, p. 8.

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