ESSAYE» À. . . — ESSENCE
1761 Et cest un stratagème, un surprenant secours Que j*ai voulu tenter pour servir vos amours, Pour détromper ma sœur, et lui faire connoltre Ce que son philosophe à Vessai pouvoit être.
Fem. sav. , V, se. dern.
Attendez. — L'attendant, nous pourrions, par malheur. Essuyer quelque etiot de sa mauvaise humeur.
MoRTPLBDBT, ConM, poite, 1,5.
* C'est-à-dire : faire quelque épreuve.
;SSAYER À . . .
99/i Esi-^e donc que par là vous voulez euayer
A réparer Taccueil dont je vous ai fait plainte? - Amph.^ 11, 9.
Essayez un peu, par plaisir, à m'envoyer des ambassades.
G. Dand.,l, 6.
i5i Et j'ose maintenant vous conjurer. Madame, De ne point essayer à rappeler un cœur Résolu de mourir dans cette douce ardeur. - Fem, sav.y 1,9.
i*j9 Euayez sur ce point à la faire parler. - Corn., Hor., I, 1.
Lorsqu'on ne peut. Monsieur, faire ce que Ton veut.
Il faudroit mayer à vouloir ce qu'on peut. - Baron, L'Andrietme, II, 1.
Ils alloient eisayer à découvrir et à calmer ce désordre.
Aroipe et Simandre, 167s; II, p. 176.
* Dans toutes ses éditions, l'Académie admet euaytr à. . . et eêsayer de, , ,
SSENGE : essence du syllogisme^ du bien.
Si la conclusion est de ï essence du syllogisme? — Nenni. Je . . . -^ Si X essence du bien est mise dans Tappétibilité ou dans la convenance?
Mar.fùrcéy se. 4.
Je vous veux faire trouver bon que j'use du mot d'essenctf,. . . car autrement, comme voudriez-vous que je nommasse oùala une chose nécessaire qui comprend la nature et est le fondement de toutes choses? - Malh., II, p. 676.
Les diables ne sont pas laids en leur eumce, mais seulement en leurs accidens. . . Veisence des diables est aussi telle qu'elle fut jamais; mais les accidens sont tellement defligurés par le péché, qu'ils communiquent indirectement leur difformité à leur nature. - Le P. Garasse, Doetr, cur., i6aâ, p. 861.
Qu'est-ce oue Dieu? Et S. Justin répond : «r C'est celui qui est toujours le mesme, et toujours ac la même façon, et qui est la cause de tout»; ce qui exclut tout changement et dans le fond et dans les manières ; et cela est tellement V%uence de Dieu qu'on en compose sa définition.
BosBUBT, AverL aux Prote9t., in-â*, 1689-1691 ; VI, S 1 3, p. ^^87.
960 ESSOR — ESSOTER
Eo quelque endroit aa*on porte m veâe, toil mi Pcf« qui eil le principe, foit au Fils qui lient le miliea, toit au Sdnt Eiprit qui eA le terme, on trouve tout paiement parfint, connne par la coaummication de la même fiimfw on IrooTe tool également un. - Boomr, iiorrf. •axiVvCtsf.y in-&*, 1689-1691; VI, S 3s, p. ait.
Essor, au figuré.
606 Et Don Lope aussitôt prenant un prompt
D. Gare., II, G.
365 Si Ton peut pardonner Tetaor d*nn mauYais Hytc,
Ce n'est qu'aux malheureux qui composent pour vi? ro.
MiêaaiLj I, 9.
1 69 Mais quelle ert Tardenr qui m*aliimeT Mais quel est Tcmor de ma pfauneT
LoBir, Mb» Jknfar.y 1 4 juin 1639.
La nf^ n^est plus. . . que dans mes actions; car, pour mes discours, îk ool pris r«nor. - Sér. , IV, 75.
VoiU une plume qui a bien pris Fasor. - !»., IX, 5o8.
Les Catholiques les ëdairoient de trop prés (les Prélendos Réfatmei) pour leur permettre de donner un lil>re «nor a lemrs sentimens.
BosscET, Averi, mut ProtmL, in-6*; YP, S 5, p. 63;.
Ilejà prenoit Tettor pour s*enYoler Ters les montagnes cet aigle dont le vol hardi avoit d^auMNrd eSraTé les provinces. - FLécain, Or.fmm, et Tt
« V Certains termes propres de la vénerie et de la fauconnerie ont esté transporte! ailleurs Ibrt élégamment, comme tuirrr (et froees, élre mue abcù, frêmért Ténor, Irarrr, Uwnrtr, etc.» - Bocaouts, Enir, d'Ar, et d'Eug.y s* édit., 1671, p. loà.
T&tor. Cest quand le vent et le hâle sont à la sécheresse, et ainsi aucuns le rendent par le mot latin ncâuu.n — Cest de là, en effet, que nous avons pris Texpression «foorer (sécher) le linge eo en retirant feau. — «Et semble qu*il Tienne de er préposition et aani ; comme si Ton disoit ettciir, er amrat qnm plttrimmm deêticaL Ainsi dit-on un oiseau avoir prins Tetaor ou estre allé à Fetaor, quand il a prins Tamont suyvant le TenL» — Nicor (1606). — L*édit de 1578, comme le Diction fr,4at. de Rob. Estienne (1569), se home à donner : e««or, neeiUu.n — Cotgrave (1611) est d*accord avec le Nicot de 1606.
<r Prendre Veucri se dit d*un oiseau de proye quand , se laissant aller au vent , il vqIp plus haut qu'il ne doit; et de là ^ient qu'on dit qu'il s*en est elle au haut et au loing: U a prit l'eê$crt.7t - H. EsricnB, Précellence. . . Édit. Feugère, p. i3s-i33.
vEiMorer le faucon, c'est-à-dire sécher au feu et au soleil; - fleai, s'esgarer, iM^endre le vent et changer de maistre.» - René Fai5çois(le P. René Bnir), Merr. dt U iVflX.,in-&*, 1696, p. 38.
«Orseau qui monte et est suject d'aller à fe99m; c'est-à-dire, monter trop haut à la rescheur.» - Ii>., ibid., p. 69.
Essuyer, subir; emploi nouveau du mot.
396 11 me faut de la sorte essuyer vos caprices. — LEt.^ I, 8.