FORT — FORT EN GUEULE
1** Fort, adv.; beaucoup.
55 D'un censeur de plaisirs ai-je /or( Tencolure? - VEt.f 1,2.
Spinola Tentretient /orf, et luy a fait un festin très magniGquc.
Malh., tu, i35.
6 Elle est, Mon8iear,y(>r( à votre service. - Li Foirr., V, p. aSa : Contn, III, a.
n faut que ceux qui parlent de la sorte n*ayent pas fort lu les anciens.
Dbspb. , Diêc, nw la SaL
Q® Fort, vite.
i3o6 Ah! de peur de tomber, ne courons pas si fort. - L'isr., IV, i.
] 1 3 Je crains tant votre mort
Que j*y courroîs, et tout de mon plus ybr(.
La Fort., IV, p. ^71 : ConUi, II, i5.
Joachim Périon ne veut pas que /or( vienne du lalln; il le tire du grec : «In iogressu et in csteris rébus, /or< solemus dicere : in incessu, ut vous chemméi, ou allé» trop fort; in precando, Ge vou» prie hxenfwt, in gaudio, Ge iuii fort jokut. Hoc nostrum, inqnam, a Graîco habuit originem : o^ipa enim Graeci in bis aKisr que dicendi goneribus dicunt : ut a^ôipa x^p», vebcmcntcr gandeo, itemqnem cœteris. Ab hoc igitur si primam et ultiraam litcram auferalis, et r inter Jet* intcrjicialis, /ortf, sive phord habebilis. — Ah hoc equidem, Pelnis inquit , mistnio ortum esse, non à Latino, fortiter arbitror.» - Joach. Pirionii, De lingum GMas origine, ejusque cum Greeca cognatioM, i556, p. iA3\
Fort et ferme, locution.
On disputera /art et ferme de part et d'autre.
Crit. de TEc. de^ Fem. , se. 7.
Ma belle-mère la prétendoit aussi /ort et forme de son côté.
Chapelain, Trad. de Guzm, d'Alfor,, i63o; III, p. A:i6.
Fort en gueule.
i3 Si. . . — Vous êtes, mamie, une fille suivante Un peu trop /orfc en gueule. - Tart.^ I, 1.
* Celte expression triviale, qui ne figure dans aucun lexique antérieur à Molière, a éié recueillie dans tous ceux qui i'ont suivi, Richelet, Furetière, T Académie.
11 avoil la bouche bien fendue, ce qui nVsl pas un petit avantage pour un homme qui gagne sa vie à clabaudcr, et dont une des bonnes qualités est d'est re /f*r/ en gueule, - FuRBTièRB, Rom. bourg., p. h.
Taisez-vous. — Dois-jc pas ... — Vous êtes forte en gueule.
Votre langue a passé de nouveau sous la meule;
Elle est bien aflilée. - Th. Corr., D. Bertr. de Cig., IV, /j.