‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 426 sur 596 · II. 3i · texte numérisé non relu

II. 3i

IBraMMlB MTIOaAIA.

va GKffT

ÏMin wnm antn» kmAta étt b preaiêrc daa». mmm^ me £ûs«w

« OiMiK«trw^p»dafiiifrlAirtiM./«if.-ki.4ebëL Eiiii im iS^^ €i i»^), obTI 4i«De jpUnsw. >îmt Fa matiMi «m i»73. éaaê 5mm ««■» pnfw «1 éÊms^ «■ ■nré : rCiéfar k dit pniBn^Lat <b Cârt 4? vsfierie. poar la«t ««fcsH q«*«B fdk

4t pnOB. 9 nVMyC^ pSBT V4fllV €t dUBMT JOX 4VM9HX S HK W I <?MCBQ MUR Â IMK

MU» p— jwtiM «C pniM« à b cfaaae. D« b tkoI q^'^o dit par iMl^btre : Ceci ■*cil pa» de v«itre gMier, e «st-â-dîns dbofe à bqnHIe «oas pwiwn MeUie b

Gigot, coû^e.

535 Coe croupe, pd largeur, à aulle autre pareille. Et desgigou. Dieu sait! - FJcà., II, 6.

Plus d'ao tmnvme sV rompH . . • SaiDt Mich«l y perdit sa cotte.

Mais eHe y gagna quelque crotte ; Ségar y meurtrît ses gifoU.

ScABBO!!. CEmtr.y Paris. M. DaTÎd, 1700; 1. p. 37».

Élovhc ^Motière) Ai-je pa< le teint Uesme ?

Laiaiiue. Ouj, Monsieur. — Éloviie. Mon miroir me Fa dit tout de mesme; Et ces bras qui naguère estoient de vrais gigoi9. Comment les trouves^u 7 — LaiiiiLa. Ce ne sont que des os , Et je croy que bien-tost. plus secs que «ieux squelettes. On s'en pourra senir au lieu de castaignettes.

Lb BorLi56Ei DB Chalcssat, Elomirt hypoeaitén, 1670; I, 1.

0>usin. il faut ici remuer le gigot, . .

— Je vais plus qu*on ne veut quand on m'a mis en danse.

Re65ABD, Le Bai, se 17.

♦ (Jiffot élait bien le mol technique en pariant de la cuisse de cheval : ffUn cheval bîoi gigoté est un cheval qui a les cuisses fournies , et proportionnées à la rondeur de la croupe. Ch#»val mal gigoté, qui a les cuisses maigres.^

Gl'illet, Lbm Artê de l'homme ^épée, i68fl.

On le disait aussi en pariant des chiens de chasse à grosses cuisses. Enfin, comme 00 l'a vu, on le disait m<îme, dans le style buriesque ou comique ^ en pariant des hommes.

GLACE — GLOmE 483

Glace : âge de glace, vieillesse.

La beauté passe,

Le temps s'efface,

Vâge de glace

Vient à sa place. - Mal. imag.y a** interm.

a 09 Quand Xâge dans mes nerfe a fait couler sa glace,

Votre rare valeur a bien rempli ma place. - Gorr., Le dd, I, 3.

63 G^est tout*ce que des ans me peut souflirir la glace,

Id. , X , p. 1 88 : Au Roi, êur son retour de Flandre,

Gloire.

4c Ge mot, dont le sens aujourd'hui est bien défini, était d'un" emploi très vague au iTii* siècle. «Tout le monde, dit M"* de Scudéry, parle de la gloire et cherche la gUnre, et presque personne ne sçait ou peut dire ce que c'est.» - Dieeourt $wr la gloire, couromié par 1 Académie française en 1671 (le plus ancien des prix d'éloquence).

Parmi les sens multiples du mot gloire ^ nous notons les suivants :

1^ Gloire y sentiment de son mérite, orgueil, vanité.

687 C'est où je mets aussi ma gloire la plus haute. - Tarf., II, 1.

i5îî5 De tous nos entretiens il est pour faire gloire. - Ibid.y IV, 5.

1017 Ne vous enflez donc point d'une si grande gloire.

Misanth., III, &.

i5i8 C'est à ces actions que la gloire les porte. - Ibid.,*y, 1.

La gloire de notre siècle n'est pas la même que celle de nos ancestres ; celle-là estoit grossière ; la nostre est jolie et raffinée ... ; la gloire de nos ancestres estoit de bureau ; la nostre est de velours.

Lb Pi Garasss, Rech, des Rech. de ht Est. Pasquier, 16a 3, p. 85 &.

U s'obstine d'abord à faire ses louanges ;

Gette gloire m'étonne et me rend interdit - Gbbvreau, Avocat dupé, II, i.

Get homme estoit de la Bourgogne ; mais il avoit tout le procédé d'un homme d'une autre nation : en un mot, cette gloire dont on accuse les Gascons, paroissaot dans toutes ses actions , faisoit croire qu'il estoit de leur pays. La vanité qui estoit en Honorine n'estoit pas moindre en luy.

Sbgbais, Nouv. franc., i656; 3* Noue., p. 11.

Quoy qu'elle . . . eût résolu de ne rien aimer, parmy son dépit et parmy sa colore , un petit mouvement de gloire fit passer dans son cœur pour un instant un léger sentiment de vengeance qui luy fut assez doux.

M*'' DB Sgud<rt, Mathûde, 1667, P* ^^6-

Athènes vouloit aussi dominer . . . L'intercst se mesloit à la gloire.

BossOBT, Hist. Univ., in-/i% 1681, p. 690.

Deux choses ies perdirent (les Athéniens), la gloire de leurs belles actions, et la seûreté où ils croyoieut estre. - Id., ibid., p. ^91.

ai.

iSi GLOIRE

9"* Houneur.

loSs II TOUS est doui de voir ud aveu plein de gUnre Sur les feux d*un rifal marquer votre victoire.

D. Gare., III, k.

13^7 Je vois, dis-je, mou sort malheureux à ce point

Qu*uo cœur qui dit qu'il m*aime, et qui doit faire croire

Que, quand tout Tunivers douteroit de mat gloire^

n voudroit contre tous en être le garant.

Est celui qui s'en fait Tennemi le plus grand. - /Am/., I\\ 8.

1&6& Mais sachez que f aurai sans cesse la mémoire

De Toutrage sanglant qu'on a fait à ma gbnre. — Ibidj IV, 9.

i6&& Mais ce n'est pas à moi, dont on hait la mémoire,

A pouvoir espérer cet aveu plein de ffimn. - Ibid.j V, 3.

11 me devoit aimer comme les autres, et me laisser au moins la gloire de le refuser. - Prine. iEL , V, a.

1 i86 L'éclat que fait ce bruit n'est point à votre gloire. — Tari., IV, 1.

1935 Quoi? le foible intérêt de ce qu'on pourra croire

D'une bonne action empêchera la gloire? — Ibid, , ibid.

917 Je suis un pauvre pâtre, et ce m'est trop de gloire Que deux Nymphes d'un rang le plus haut du pays Disputent à se faire un époux de mon fils. - MéKc.y 1, &.

17 60 Ta gloire est dégagée et ton devoir est quitte. - C015., Le Cid, \\ 6.

Il vous voit, il vous aime, et je ne saurais croire Qu*il vous cache un amour qui ne va qu*à sa gloire.

Ta. G015., Amo*tr à la mtode, II, 9.

Et je prendrois plaisir à vous laisser tout croire ,

Si ce honteux soupçon n^oflensoit pas ma gloire. - Id. , ibid, , 111 , 6.

Et ne devois-tu pas, avec un xèle extrême. Prendre soin de ma gloire, en dépit de moi-même?

QuiKAULT, Mère coquette, III, à.

Qu*avei-vous vu , Monsieur ? — J'ai trop vu pour sa gloire.

J'ai vu le digne ohjet dont son cœur est épris

Se couler doucement chez elle en manteau gns. - Id., iind., 1V\ 3.

11 y a de la gloire à oublier des rigueurs.

Skgbais, Nouv. franc., i656; a* Nouv., p. 473.

Je ne luy ay donné nulle marque d'aflection , et je luy ay défendu de me parler de son amour, mais c'a esté par un sentiment de gloire.

xM"' DB SCL'DÉRY, MothUde , 1667, p. âsG-Sil/.

Page 1