HAUTEMENT — HÉLAS
contm et basiê-eontrê 8oU pour désigner la partie de la musique qui est contre le demis, ou celle qui est contre ia taille, soit pour désigner ceux qui chantent ces parties. De md temps, quelques personnes voulaient appeler ceux-ci kauteê-conteê et batêeê-cotUeê,
{Obierv,, I, 1679, p. 55-56.)
Hautement, à voix haute.
5&1 Pai voulu Tacheter, Tédit, expressément,
Afin que d'Isabelle il soit lu hautement. - Ée, de$ Mar., II, 6.
* On peut rattacher à ce sens du mot hautement les phrases suivantes :
&o5 Zeste I Ledit HiérAme avouera hautement
Qu*U la tient pour sensée et de bon jugement. - Rac, Plaid,, TV, 9.
Us disent hautement que ce qu'il venoit de faire ëtoit une suite des artifices dool . il s'étoit servi pour les surprendre. - La Rochip. , II , p. 1 A 1 •
Hauteur (De), de haut.
3*97 On s'en vient de hatUeur
Me traiter de faquin, de lâche, d'imposteur. — UÉt.^ I, 8.
ia43 Me condamneres-vous à voir que Bérénice
M'enlève de hauteur le rang d impératrice ? - Gobr. , Ute et Bérén. , IV, 3.
Bien des courtisans se résolurent dès lors de le prendre de hauteur avec le Gvdinal. - Rac, Y, p. 91 : Notée hietor,
HAvE.
16/17 . . . Accompagné d'une vieille fort h4ve. - UÉt., IV, 7.
69 Environ trente et quatre esclaves, Maigres, secs, decharnez et havee.
LoBKT, Muxe hUtor,^ i5 janvier i656.
Ce vieux barbon sur-anné,
Tout hâve et tout refroigné,. . .
Abbatit d'un coup de hache
Le fils aine d'une vache. - Brbikuf, Lucain trav. , 1 656 , p. 1 6s.
3(c Nicot (1673) est le plus ancien dictionnaire qui admette le mot hâve; pour le traduire en latin, dit-il, «usez des formules de affreuxyt\ cependant il traduit Tadverbe havement par atidè. — Le mot est de toute antiquité dans la langue ; M. Godefroy n cite des exemples tirés de Jean de Meung, de la Fontaine périlleuee, etc.
HëLAS ! interjeclto7i employée comme substantif.
a 3 Hélas! — Eh bien, hélas! Que veut dire ceci?
Voyez le bel Itélas quelle nous donne ici. - Sgon., se. 1.
HÉMÉTIQUB — HÉMISPHÈRE 535
1957 Traîtres, ces feints héloê ne sauroient m'abuser. - Cobn., La Vêuve, IV, s.
] 953 Héloê! — Que cet h£at a de peine à sortir! - Id., Pol., IV, â.
A65 Et je n*en arracbois que de profonds héla$, - 1d., Sophon,, II, 1.
Un sot, en ce rencontre, eût poussé force héUu.
Th. Cobn., Amour à la mode, I, 3.
Hêloê I — Ah I remettez vos héloi à demain. - Id. , ibid, , III , 5.
Cependant le pauvre Gassandre Emplissoit Tair de ses hékt$,
ScABBOR, Virg, trav,, Paris, 1706; II, p. 169.
Priam et son monde reclus
Fait de pitoyables hélai. - Id., ibid,, p. 1 5 9-1 53.
Croît-il réjouir beaucoup les gens par ces héla$ de poche, ces Mesdemoiselles mes règles? - Rac, Préf. de Bérén,
Hélai! — Par cet héUu que me voulez-vous dire?
QuiNADLT, Les Rivahi, IV, 7.
Je n'ay qu*à consentir que tout chacun m^adore , . . • Qu*à souffrir des hélai I qu^à souffrir des je meurs I
Devisé, Cocue imag., se 16 ; - Cf. Id., Veufoe à la tnode, i658, se. dem.
Il impute mon silence à foiblesse, et il me reproche qu*au lieu de répondre k ses passages,. . . je n*en sors que par un hélaê, , . Mais si Vhélai luy déplaist, voyons comme il répondra au raisonnement.
BosscBT, AverL aux Proteêt., in-&% 1689-1691 ; VI, S 65, p. 556-555.
le Du temps de M"* de Goumay, certaines interjections, entre autres héUu, étaient condanmées par une nouvelle école de poésie, par ceux qu^elle appelle «les Docteurs nouveaux venus 7) qui vouloient tr parler en poésie à la mode qu*une fillette parle en prose». Et cependant «il n'y a mignarde affettée à Paris ny à la Cour qui rejettast comme eux en ses entretiens ou en ses écrits. . . un ah I un Uu ! un hélai !it
L'Ombre, 1697, ?• 617-618.
«Les inteijections ou exclamations y tiennent ran^ au besoin (dans les écrits des deux prélats, Bertaut et du Perron), employans fort volontiers hélai ! ah 1 61 au lieu que ceste nouvelle secte, d'une inégalité plaisante, n'advoue ordinairement que la dernière de ces trois voix, et Tadvoue peu, objectant que la première (hélai!) et la seconde ne signifient rien : comme si la tierce signifioit davantage. Et comme si, de plus, les exclamations en toutes langues estoient tenues de signifier autre chose qu'un simple cry : voir comme si toutes voix et dictions en une langue avoient à vous aire autre signification que celle qu'il plaist à l'usage de leur essargir.» - Ibid,, p. 960-961.
Parmi les nouveaux docteurs dont se moque M"* de Goumay était Malherbe. Le Lexique de ses œuvres, si consciencieusement fait, ne donne ni oA/ ni héUul mais il cite un exemple de Uu pour hélai, et plusieurs exemples de â,
HÉMÉTIQUE.
^ Voir ci-dessus, p. 181, Emétique.