‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 487 sur 596 · HOCHER · texte numérisé non relu

HOCHER

Bonne chasse, dit-il, qui Tauroit à son crocl Eh ! que n*es-tu mouton I car lu me ê$roi$ hoc.

La Fout., I, p. 890 : FaH., V, 8.

Si vous me plantes là , si votre oubli m^ett hoc,

Bbitssbradi, Boutt-rimé$ pour M^ de LeuviUe,

Sçavez-vous qu*en blâmant le hoc Vous attaquez d*un même choc La sagesse haute et profonde De ceiuy qui Ta mis au monde, Et qui s^y délasse par fois De ses grands et nobles emplois?

1d., Œuvr., 9 in-19, 1697; '« P* 9^*9*^^ ~~ ^^* ^^'^ iM., I, p. 9^9, 966.

Par amitié pour moi, mettant la feinte au croc, Tu vas à cœur ouvert ... — Oh I cela vous «if hoc.

MoRTPLBUBT, Mari tans femme, II, 3; - Cf. Id., bc. dêê FiUes, IV, 9; - Mariage de rien, se. 6.

Le Paradis vous eêt hoc;

Pendez le rosaire au croc. - SAiifr-ÉTaBM. , cité par Génin,

* Le Aoc, on le voit, était un jeu, un jeu de cartes : 9 L'on joue tant de cartes que Ton a de suite, de quelque couleur que ce soit; et si vous jouez une carte, et que vos compagnons n'en ayeot point au-dessus, elle vous ett hoc, et Ton en paye chacun un jetton.»

La Maiton acad», i65Â, p. 3o.

Hocher, secouer.

Vous n'avez que faire de hocher la tête. - G. Dand., H, a.

J'aymeroye mieux courir, que d'estre ainsi hoché de ce cheval.

Db la Mottb, Trad. dee Dial. de Vivèe, in-39, 1611, p. 55^ et 56".

Il a hoché deux ou trois fois la teete en souriant.

D'Ubp^, VAêtrée, \^\h, II, p. 689; - Cf. Id., ihU., Il, p. 963.

J'en sousriois,. . . et, sans plus, en hochoie la têtte.

Chapblaiit, Trad. de Guzm. d^Alfar., i63o; III, p. 99.

11 est arrivé ... un accident à ma maistresse ; c'est que , n'ayant pu lire ses Heures à la messe, • . . elle s*cst mise à les lire dans son carrosse, et comme la teste luy branle maintenant, outre ce qu'elle a esté un peu hochée, à cause que j'ay esté contraint d'aller viste, ayant d'autres carrosses en queue. . .

SoBBL, Pelyandre, 1668; I, p. i35.

Mais quoy I vous ne m'escoutez pas; Vous nez en hochant la teste.

. Saiht-Amant, CBuvr., bibl. elzév., I, p. 80.

9 1 Le parlement , qui n'est pas bestc ,

A ce discours hocha la teste. - Lobbt, Mute histor, , 1 3 aoiH 1 65 1 .

Mais ce fier et brutal amant

Hochait la bride à ses chevaux. - RigHbr, Ovide bouffon, 1669, p. 578.

A tout cela, sans sonner mol.

Cette gaguye hochoit la teste. - Id., ihid., p. 639.

hiU HOIR - HOMME

Quoi I vous hochez la tmU I Est-ce que vous doutei ?

QuiHAULT, Mère eoqueUe, 11, s.

« On disait aussi fi hocher la bride n , pour dire <r sonder les sentiments de ifuelqu'un, feiciter à se déclarer» , comme on hochait la bride à un cheval pour le stimuler :

11 faut doucement hocher la bride aux esprits pour les faire tourner du c^ qu^oo veut. - Malh., Il, p. 968.

Le mariage. . . oh ! oh I vous riez déjà! Tudieul II ne faut que vous hocher U bride, - Rionaed, Hom. à b.fort,, II , 1.

Enfin hocher signifiait faire des hochée ou coches :

U luy respondit avec une ignorante fierté : Hél vrayment, si je ne sçay escrire, je hocheray; voulant dire que, comme il faisoit des hoches sur une table pour merquer les livres de viande qui! vendoit à ses cbalans, il en feroit autant sur dn papier, pour luy tenir lieu de signature. - FcBETiiai, Rom, bourg,, p. a63.

Hoir, héritier; terme de droit.

106s Il peut Tavantager

Lorsqu'il Taime beaucoup et qu'il veut Tobliger, Et cela par douaire, ou préfix qu'on appelle. Qui demeure perdu par le trépas d'icelle, Ou sans retour, qui va de ladite à ses hoin, Ou coutumier, selon les différents vouloirs . . •

Éc. des Fem.j IV, s.

Sottes gens

Qui pour un xest , pour une paille , Bouttant jusqu'à Tultime maïUe , Apprennent à leurs ^orrs enfin Que cil qui plaide est moult peu fin.

SAiirr-AMANT, Œuvr,, bibi. elzc\., 1, p. s 18.

i55 En prométant d'elre fidelles A ses hoirt, mâles ou femelles.

LoRBT, Muze hittor, , 1 3 novembre 1 660.

Hoirs mâles et femelles. - Rac, V, p. 388 : Fact^tjtf.

Un oncle, un honnête homme,

A bien voidu descendre aux ténébreux manoirs Pour nous mettre à notre aise et nous faire ses hoirs.

RsGiiAED, Ménechues, IV, i.

Homme, double sens : homme en général ; mari.

978 CTest mon homme, ou plutôt c'est celui de ma femme.

Sgan, , se. 9.

ifi Cest mon homme, c^est-à-dire c'est Vhomme dont il s^agit, ïhomme que je cherche; c^est ïhomme de ma femme, c'est Vhomme qui convient, qui plait à ma femme.

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