LICENCES
Quant à Targent qu'il donne librement y. . . il n'est pas incompatible qu'une personne soit ridicule en certaines choses, et honnête homme en d'autres. — Crit. de VÉc. des Fem. , se. 6,
Quelques-uns de leurs voisins arrivèrent qui s*en chargèrent libnmetU (de leurs eaui).
'Utriy L'Aitrée, i6iû; II, p. 167; - Cf. lo., ibid.; II, p. 160, 967, 799.
Licence, liberté, permission.
189 Faites parler les droits qu'on a dessus mon cœur : Je vous en donne la licence. - Z)^. am.y 1,9.
Seigneur, je vous demande la licence de prévenir par deux paroles la déclaration des pensées que vous pouvez avoir. - Princ. d^EL, U, &•
38g Qui donc est ce coquin, qui prend tant de licence
Que de chanter et m'étourdir ainsi? - Amph,^ I, a.
/(06 Non, mais au nom des Dieux, donne-moi la licence De parler un moment à toi. - Ibid.^ I, 3.
677 Comment? tusouffrirois, sans nulle répugnance.
Que j'aimasse un galant avec toute licence? - Ihid,^ I, &.
Vous pouvez faire et dire tout ce que vous voudrez, je vous en donne la licence. - UAv. , I V, 1 .
Cest une licence que prennent messieurs les Poètes, de mentir de gaieté de cœur. - Escarb. , se. i .
191 Cependant accordez à mes vœux innocents La licence d*aimer des charmes si puissants. Un cœur qui veut aimer et qui sait comme on aime, N*en demande jamais licence qu'à soi-même. - Gobn., Ment., 1, 3.
ia37 Hélas! ils se voyoient avec pleine licence. - Ric, Phèdre, IV, 6.
Monsieur, puisquW hasard me donne la licence De vous pouvoir ici faire la révérence.
MoHTPLEURT, GentiUi. de Beauce, 111, 6.
La femme demandoit que, pour fait d'impuissance, ,
De permuter d'époux on lui donnât licence. - Rig?iab]> , £pi(r. au Marqvûi de. . .
Licences, lettres de licencié dans une des quatre Facultés.
Venez seulement me faire avoir un habit de médecin, et m'instruire de ce qu'il faut faire, et me donner mes licences ^ qui sont les dix pistoles promises. - Méd, volant, se. 2.
Sganarelle prend un bâton et frappe Géronte :
Vous êtes médecin maintenant : je n'ai jamais eu d'autres licences.
Méd. nudgré lui, II, 3.
654 LICENCIER — LICENQER (SE)
Enfin, à force de battre le fer, il en est Yenn glorieusement a afoir ses Ueences. - Mal. imag.y II, 5.
Venant dans Orléans de prendre ma lieeneet,
Mattre Martin Braillard prit chei nons tant d'amonr,
Qa^il promit d*épouser ma sceor à son retour. - MoBTPLSuaT, Trigmaâk, Y, 7.
Élohiii. ... En miarante, ou quelque peu devant. Je sortis du collège et j*en sortis sçavant ; Puis, venu d*Oriéans, où je pris mes lieeneu. Je me fis advocat au retour des vacances.
La BouLÂHOBR DE CHALDSSiT, ÉUmurê (Molière) kypoamdre, 1670; au 6* acte, Divorce com,, se. a.
Tous ses confrères les médecins (car il avoit pris ses Ueemcêg dans les écoles) ésoient qu'il n'y avoit jamais en un homme auaa adroit.
Rbohârd, DêêctMt» é^àrJÊfum, se 3.
* Montfleury Ta employé dans un sens équivoque :
Les soins d'un avocat, ses fréquentes absences,
Font qu'une femme prend quelquefois set Ueencee. - Trigaudm, V, 7.
Licencier, congédier, rejeter.
1860 Mais en vain son dépit pour ses fautes commises Lui fait licencier mes soins et mon appui : Je veux, quoi qu il en soit, le sauver malgré lui. -- L*&., V, 6.
La Nymphe et Paris licentièrerU aussi Silvandre.
D'URPi,L'ilj(r^, 161/1; II, p. iiû;-Cf. b., tHd.; II, p. 616 et 899.
Licencier (Se), se donner la licence, la permission; prendre des libertés.
1784 Quoi? ta bouche se licencie
A te donner encore un nom que je défends I - Amph., III, 6.
72 A quitter mon parti tout s'est Ucencié. - Psyché y Prol.
C'est depuis quelque temps la retraite des vices; et comme si le lieu twA quelque privilège, la débauche t'y licencie et s'y relâche cxtraordinairement.
Malh. , II, p. Â&7.
U n'y a point de senre d'écrire où il faille être plus exact (que dans la satire), ny où l'on doive moins te licencier.
CoTiK, Crit. désintér,, 1666; Nouv. Coll. moliér., p. 6â.
368 Ce vermillon nouveau qui colore ta joue
M'invite expressémeul à me licencier, - Corn., Clit. (Var.).
S'il se licentie quelquefois (dans ses lettres), c'est dans des termes si diflSriles i entendre pour tout autre, que le plus faschcux mary ne sçauroit s'en ofieoser.
Skorais, Nouv. franc, i656; 1" Nouv., p. m-
Ouï ^ je me suit rf'aimer parfois licmciée;
J'ai fait pis : je me suis dans Argo^ mariée. - Rbgnabd, Démocriu, 11, 1.
UENTÉRIE — LOI 655
LlENTl^RIB.
♦ Voir 1. 1, p. 989, Bradypeptie.
Lièvre : où gît le lièvre , bcution. •
1 1 85 Je sais au gît k Ukre. - UÉu , III, 5.
Ce n^est pas ià oâ gùi le lièvre ^ mon Maistre.
TABiBiR, Œtofr,, {)ibl. elzév., Il, p. 89.
Livrer, présenter, donner.
Pour Tesprit, il n'en a pas, grâces à Dieul grande provision, et je le Uvre pour une espèce d'homme à qui Ton fera toujours croire tout ce que Ton voudra. - Fourb. de Scap., II, &.
Livres : brûler ses livres, locution.
iHi Voir 1. 1, p. 3o3, Brûler êe$ livrei.
LiMOSIN, Limousin.
Personne de condition? — Oui, gentilhomme Limosin,
Pourc.y l, 3.
♦ Vo se prononçait, au x?ii* siècle, comme Vu italien on espagnol, ou : on disait houmme, chouse , poumme , arrouier, fouyer, poullron, Linum$in, Roume, Bourdeaux, Coulogne, Toulouêe, etc., bien qu^on ^rivlt ordinairement homme, choee, pomme, arroger,
foyer, poUron , Limoein, Rotne, Bordeaux, Cologne, Tolose, etc.; nous disons : ordinairement, parce qu'on trouve fréquemment/ou^er, arrou$er,poultron, etc. On donnait à Yo le son clair en le faisant suivre d'un trait simple t, que Ton redoublait parfois u; ce trait, qui nVait d'abord que la valeur d'un accent, est devenu un », ou, redoublé, un n; aussi trouve-t-on fréquemment besoigne ou heeongne, Pologne ou Pouhigne, Pùulongne, etc., où remploi de t et de /ij si dliïéi'ents, seraient inexplicables si Ton ne s'en rappelait l'origine. On trouve un semblable emploi de i après e dans des mots comme t7 même, une feuille seiche, d'où l't a disparu et a fait place à un accent. — En allemand, un c^ analogue se présente : le double trait placé sur u pour l'adoucir est devenu un e : fiier, ûber, ueoer.
Logis du Roi, prison.
1 189 J'ai peur, si k hgis du Roi fait ma demeure. . . - UEt, III, &.
♦ Ce nom s'est conservé à Amiens et désigne un bâtiment qui servait autrefois de prison.
Loi, ordre.
1 193 Son cœur, pour se livrer, à peine devant moi
S'est-il donné le temps d'en recevoir la foi? - Fem, sav.. IV, i.