‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 7 sur 596 · DAVANTAGE · texte numérisé non relu

DAVANTAGE

Il dit, morbleu I ces vers. . . — Gomme il fait un amant, Il pouTToit les mieux dire et plus humainement. — Et plus humainement . . . Encore I oh I oh I tu railles. Voudrois-tu point dauher Vlmpnni^tu de Vertaillet f

Id., Impr. de Vhât. de Condé, se. 6.

Qu^il (Molière) prenne garde à lui, Marqiiis, car je t'annonce Qu'avant qu'il soit deux jours on jouera la réponse. Qu'il y sera daubé, mais daubé finement.

Id., ibid. ibid, - Cf. Id., Ambigu corn,, \" interm. , se. /i ; - 3' interm., se 1 1 ; - Èc. des Jaloux, 1, id.

Leur débauche sera, je crois, divertissante. . .

Elles dauberont là le prochain assez bien. - Poisson, Fem, coq,. Y, i.

Jugez, mes chers amis, si je ris dans ma barbe De voir ainsi dauber la caue et la rhubarbe,

Li BouLiiiGiR Di Ghalussit, Élomire (Molière) hypocondre, 1670, I, 3.

Et je croy que devant qu'en son bon sens il rentre.

Nous pourrons, sur ma foy, le dauber dos et ventre. - lo., ibid,, III, 1.

^ Dauber, dans le sens de blanchir (? dealbare)^ est cité par Godefroy; dans le sens de battre, nous ne le trouvons pas avant Rabelais :

n dependoit (dépensoit) pour son passetemps argent, part (partie) à fascher Baschet, part (partie) à veoir ces Ghiquanous daubbeu - Pantagruel, IV, 16.

Frère Jan daubba tant et très-tant Rouge-Muzeau, dours (dos) et ventre, brax et jambes, teste et tout, à grands coups de baston, que je le cuydois mort assommé.

Id., ibid.

Le premier lexique où paraisse dauber est le Diction, des Rtmee d'Odet de la Noue (t 696); il n'admet pas seulement ce mot , mais encore redauber, contredauber, entredauber et «tirdauber, qa'on ne trouve plus ailleurs.

En 1611, il reparait dans Gotgrave; mais, pour en bien comprendre le sens, il faut diercher, dans l'édition de 1689, la traduction de la traduction anglaise. — Dauber y est traduit par to beat, et to beat par txbatre , frapper, fouetter , Jeteer, boitonner^ friper, ettriller, bourrer, accommoder, matraMter, obtundrei).

En 1669, les Reeh, ital. et franc. d'Ant. Oudin donnent : dauber, battere; dauber des fesses, menar il culo; dauber des maschoires, mangiar bene, menar le ganaecie.

En ]6à8, nous retrouvons dauber dans le Nouveau Diction, de rimee, publié chez Courbet; mais il est écrit en italien, comme le sont tries mots bourlesques, bas ou vieux».

Le comte de Gramail, dans sa Coméd. de» Prov., emploie l'expression dauber (battre) de» mdchoireê (i633) : <r Allons à la soupe, goulu; flacquons-nous là, et daubonê de» ma- €koire».it - IV, 3.

On disait indifféremment dauber quelqu'un ou »ur quelqu'un.

Davantage, absolument.

&07 Je crois que notre cœur doit donner son suffrage

A qui fait éclater du respect davantage. - Fàch.y If, û.

Page 1