‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 72 sur 596 · DEVOIR · texte numérisé non relu

DEVOIR

Étant sur le point de voua aller rendre mes devoirs, . . - La RocHir., III, 36.

Nous lui avons rendu nos devoirs. - Sév., VII, &o8.

S. Basile rendit à Modeste, que TEmpereur luy envoyoit, toute sorte de devoirs. BossDiT, Avert. aux Protest., in-/i", 168^1691 ; Y, S 19, p. 397.

Devoir, obligation morale.

1967 ^^iii devoir pieux me demande là-haut. - Tari., IV, 1.

Certain devoir pressant m^appelle à quatre pas. - Regicaid, Mét^eckmes, III, 19.

Dbvoir, V. n., sans complément ^ avoir des devoirs envers. . ., être redevable à . . •

Songez à me le faire (à me faire raison), je vous prie, et vous ressouvenez que, hors d'ici, je ne dois plus qu'à mon honneur.

D, Juan.y m, k.

Vous voulez que je tous doive? Laissez en ma libertë le prendre et le refuser.

Malh., II, 3â.

Bsa Je dois à ma maîtresse aussi bien qu*à mon père. - Corn., Cid., I, 6.

369 Dois-je pas à mon père avant qu*à ma maîtresse? - Id., ibid.y ibid.

* Sur le premier vers, T Académie française, dans ses Observ. sur le Cid, dit : «/e dois ^ trop vague; il devoit être déterminé à quelque cbose qui déterminât ce qu'il doit.?)

Sar le second vers : «rll fait la même faute qu'auparavant; il devoit déterminer ce qu'il devoit»

Corneille n'a pas modifié le premier vers; mais le second est devenu d'abord :

Dois-je pas â mon père autant qu'à ma maltresse,

puis :

Je dois tout à mon père, avant qu'à ma maltresse.

78 Votre amant vous devra, quoique fils de Tbétis.

La Foirr., VII, 601 : AchiUe, ï, 1.

Devoir (En).

H ne vous en doit rien, Madame, en dureté de cœur.

/Viiu?. (T^/.,!!!, 5.

Ses bords (de la Seine) n'en doivent rien à ceux de la Loire. - Sér., IX, 38.

Devoir.

i973 Vous savez que je suis quelque peu d'un métier

A me devoir connoitre en un pareil gibier. - UÉl.y III, a.

1893 Je ne vous parle point, pour devoir en distraire. Du don de tout son bien qu'il venoit de vous faire.

Tflrt.jV, 7.

74 DÉVOREB — DEXTÉRITÉ

4c Génin, dans son Lexique de la langue de Molière, fait, au mot ehemUe», la remarie suivante, qui nous parait juste : ffPour devoir en dietraire signifie probablement : pour avoir dû vous détourner d'une telle action. Q serait difficile d être ptus obscur. Ce passage et bien d'autres font voir que Molière suivait en versifiant la méthode de Boileau, de commencer par le second vers et d'y renfermer toute Ténereie de la pensée. Le premier se faisait ensuite, du mieux qu'on pouvait, ajusté sur le second. Molière a dû, comme Virgile , laisser souvent des hémistiches vides qu'il remplissait au dernier moment»

DÉVORER, aufguré.

780 Et vous devez du cœur dévorer ces leçons. - Éc. de$ Fem.y III, 9.

697 Au reste, soyez sûr que vous posséderez

Tout ce qu'en votre cœur déjà vous dévorez. - Gobn., Nieom,, H, 3.

A9 11 dévore des yeux et du cœur cent beautés.

La Fort., VI, p. 17 : Contée, V, 9.

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