‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 74 sur 596 · DIA (À) — DIABLE (AU · texte numérisé non relu

DIA (À) — DIABLE (AU

La Princesse a voulu égayer sa dextérité^ et de son dard . . . elle lui a fait. . . une assez petite blessure. - Am. magnjf., V, i.

Nous devons des autels à la sincère foi

Dont ta dextérité nos affaires manie. - Malh., I, a 63.

565 Avec cette lumière et ma dextérité,

y en veux aller savoir toute la vérité. - Goim., Melite, II, 6.

1579 Et j'avois ignoré, Monsieur, jusqu'à ce jour,

Que la dextérité fût un crime en amour. - Id., Ment,, V, 3.

♦ En 1660, Corneille changea ce vers :

Que Yadreiêe d'etprit fût un crime en amour.

9/11 ... Je les charmois par ma dextérité,

Dérobant à leurs yeux la triste vérité. - Rac, Ath,, III, 3.

Dextérité, qui ne se trouve pas dans le Diction, Jranç,-lat, de Rob. Estienne (idSg), ptrait dans Tédition de 1569. ^

Pour remploi du pluriel , dans l'exemple tiré de V Ecole det Femmee, voir ardeure, bontés , curiotitée, ineUmencee, eimpUdtée, etc.

Du (À).

L'on voit que Tun tire

A didy l'autre à hurhaut. — Dép» am. , IV, a.

Pour ces raisons, les bonnes bestes. . . Courans ores bas, ores haut, Au lieu d'À dia vont à hurhaut,

RiCHER, Ovide bouffon, 1669, p. i35.

L'un tire à dia, Tautre à hurhaut, - Id., ibid,, p. Sao.

* 9 Dia, mot familier aux charretiers, en touchant leurs chevaux. t» - Nicot, 1606.

«Les chartiers se servent de dia pour faire aller leurs chevaux à gauche, et de hurhaut ^oor les détourner à droite. . . Il est venu en usage dans cette j^ase figurée et prover- *^ia]e : Il n'entend m à dia ni à hurhaut, pour dire : c'est un homme qui n'entend point ■^ raison, quelque chose qu'on lui propose. n - FunsTiàsE, Diction,, 1690.

I>IABLK (Au).

33& La peste de ta chute, empoisonneur au diable! — Misanlh,^ 1,9.

1/173 Auras-tu bientôt fait impertinent au diabkl - Ibid,, IV, 6.

Que la fièvre te serre, chien de vilain à tous les diables!

UAv.,\l\.

Je t^ay trop laissé ia bride sur le dos , cavale au diable I

Larrivit, Les Tromperies, I, 3.

Il est vray qu'un flatteur est un monstre eflroyable. . . — Hé pourquoy Fes-tu donc, adulateur mu éûMeT ^

BouiSACLT, E9opê à la ùmr, lU, h.

Où mettra-t-on le couvert ? dans la salle T dans le salon T la chambre T la cour? la garde?. . . — Dans la rivière, cuisinier tm MabU.

DvrKtxY et de B. . ., Pàsquim et Marfùtio, 1697, '* '-

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