‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 149 sur 625 · ECU — ÉCUYER · texte numérisé non relu

ECU — ÉCUYER

Avec cinq cents écus, Béatrix est à toi;

Vois si tu lui plairas. — Cinq cents écus, ma chère !

Qu'est-ce , cinq cents écus ? — C'est le moyen de plaire.

Th. Cobk., D. Ces. d'Aval., V, 7.

16a J'allay voir leur pièce première, Donnant à leur portier, tout franc , La somme d'un bel écu blanc. - Lobbt, Muze hiitor., au juillet 1660.

365 Sçavoir est qu'en ce territoire, 11 a pied, de fraîche mémoire, Par un miracle sans pareil , é De beaux écus d'or au soleil. - Id., ibid., a 4 septembre 1661.

Ne vous ai-je pas tantôt donné un escu blanc? - Hadteboche, Crisp. méd., III, 8.

Ne vous ai-je pas tantôt donné un écu d'or ? - Id. , ibid. , III , 9.

Un demi-louis d'or pour une leçon! On ne donnoit autrefois aux meilleurs maîtres à danser qu'un écu par mois. - Regjiard, Divorce, 1,7.

Jamais de mon vivant je n'aimai la dépense ;

Je puis être enterré fort bien pour un écu. - Id., Légat, univ., IV, 6.

Comment ! six mille francs ! quinze ou vingt écut, passe.

— Les maris aujourd'hui , Monsieur, sont si courus !

Et que peut-on avoir, hélas! pour vingt écus? - Id., ibid., V, 7.

* Les écus étaient en or ou en argent; l'écu d'or valait dix livres, l'écu d'argent trois livres. — La fabrication des écus d'or fut interdite par édit du Roi en décembre 1 655.

Boizabd, Traité des monnaie*.

ECU : VOICI LE RESTE DE NOTRE ECU, loCUttOU.

Ah I ah I Yoici justement h reste de notre écu. - Bourg. gerU. , V, t .

* C'est-à-dire : Il ne nous manquait plus que cela.

La Rancune entra dans l'hôtellerie un peu plus que demi-ivre. La servante. . . dit à l'hôtesse qu'on lui dressât un lit. — Voici le reste de notre écu, dit l'hôtesse.

Scabbor, Rom. corn., ch. ti.

* «On dit proverbialement de ceux qui arrivent en une compagnie et qu'on n'attendoit pas : Voici le reste de notre ecu.n - Firetièrk, Diction.

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