ÉPINGLE — ÉPOUSER S
Par analogie :
Vous m'arrachez une épine qui me déchiroit le cœur.
Coma, LeUr., in-û°, i658; 1, p. 363.
45 Je vous aurai bientôt tiré
Une belle épine de l'âme. - La Fort., V, p. 553 : Contée, IV, îA.
Épingle : tirer son épingle du jeu, locution.
1274 Mais que j'avois tiré mon épingle du jeu. - L'Ét., IV, 1. 2 56 Vous tirez sagement votre épingle du jeu. - Dép. aro. , 1,6.
Elles ne peuvent honnestement tirer leur eepingle du jeu.
Guill. Bodchet, Serée$, 1, io5.
Les autres, voyant le mauvais train que l'affaire prenoit, et qu'ils n'avoient pas la mine d'en rentrer leure espingles, n'y vouloient rien mettre de plus.
Chapelain, Trad. de Guzm. d^Alfar., i63o; III, p. 337.
.... Les Dieux favorables Par qui nous autres, misérables, Avions pu, malgré fer et feu, Tirer notre épingle du jeu , Nous eussent taxés d'avarice.
Scabbok , Virg. trav. , 1 705 ; I , p. 197 ; - Cf. (JEuvr. , 1 700 ; I , a A 1 .
19/1 Léopolde
Qui, comme on sçait, a, depuis peu,
Tiré son épingle du jeu. - Loiit, Muze hUtor., 3o septembre i656.
ia3 Le maître, entendant ce langage,. . .
Tira ton épingle du jeu. - Id., ibid., 97 septembre 1659.
Je retire sans bruit mon épingle du jeu. - Th. Coan., D. Bertr. de Cig., V, 10.
Mais, Monsieur, il m'importe
De tirer au plus tôt mon épingle du jeu. ,
MoirrrLKUBY, Dupe de soi-même, V, 3; - Cf. Ec. de$ Jaloux, III, 3.
Assez et trop longtemps vous attises mon feu ; J'ay trop fait pour tirer son épingle du jeu.
Rkgnabd et Dunutar, Foire Saint-Germain, 11, 17 : se. de la Parodie de Lucrèce.
ÉP1TASE.
* Voir Protaee.
Épouser, au figuré.
Le mien (mon maître) me fait ici épouser ses inquiétudes.
Sicil., se. 1.
45 Prends toi-même le soin de conduire Bellonc
Au secours du parti qu'elle veut époueer. - Cor*. , X , 1 09 : Poés. div.