‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 24 sur 625 · DÉFLUXION — DÉFRAYER · texte numérisé non relu

DÉFLUXION — DÉFRAYER

* Défigurer pour figurer, peindre, ne s'expliquerait pas ailleurs que dans la bouche d'un paysan. Défigurer, en effet, au propre, c'est déformer la figure :

1935 Alors qu'une autre vieille, assez défigurée. . v

À donné le signal d'un combat furieux. - UEu, V, 9.

1809 Mais ce que j'ai souffert m'a trop défigurée,

Pour rappeler un tel espoir. - Corot. , Psyché, V, 9.

Je ne l'ai défiguré (mon sonnet) que pour le rendre plus beau.

Rac, VI, 373 : Lettre».

La poussière avec son sang l'aura défiguré; on ne l'aura point reconnu.

Se>., IV, 101.

Autant que la face de la République (romaine) apparoissoit belle au dehors par les conquestes, autant estoit-elle défigurée par l'ambition désordonnée de ses citoyens et par ses guerres intestines. - Bosse et, Hi»t. univ., in-A°, 1681, p. 88.

Luther ... est abbatu et défiguré par des écrits qu'on ne trouve pas méprisables.

Id., Hi$t. de» Var., 9 in4°, 1688; I, p. 106.

Pour exciter la haine, on n'épargne pas la calomnie; ainsi nostre doctrine est défigurée; on la hait avant que de la connottre. - Id., ibid., II, p. 3a 3.

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