‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 252 sur 625 · ESSOR — ESSUYER · texte numérisé non relu

ESSOR — ESSUYER

En quelque endroit qu'on porte sa veûe, soit au Père qui est le principe, soit au Fils qui tient le milieu, soit au Saint Esprit qui est le terme, on trouve tout également parfait, comme par la communication de la même euence on trouve tout également un. - Bossuit, Àvert. aux Proteet., in-o°, 1689-1691; VI, S 3 a , p. 5 11.

Essor, au figuré.

606 Et Don Lope aussitôt prenant un prompt essor. . .

D. Gare. 7 II, 6.

365 Si Ton peut pardonner Yessor d'un mauvais livre,

Ce n est qu aux malheureux qui composent pour vivre.

Misantk., I, 9.

169 Mais quelle est l'ardeur qui m'alurae? Mais quel est Veuor de ma plume?

Lotir, Mute kittor., là juin 1609.

La règle n'est plus. . . que dans mes actions; car, pour mes discours, ils ont pris Veuor . - Sév. , IV, 75.

Voilà une plume qui a bien pris Veuor. - Id. , IX , 5o8.

Les Catholiques les éclairaient de trop prés (les Prétendus Réforme! ) pour leur permettre de donner un libre eeeor à leurs senumens.

Bossuit, Avert. aux ProteeU, in-o*; VI*, S 5, p. 637.

Déjà prenoit l'essor pour s'envoler vers les montagnes cet aigle dont le vol hardi avoit d'abord effrayé les provinces. - Flbchibb, Or.fun. de Turent*.

* <r Certains termes propres de la vénerie et de la fauconnerie ont esté transporte! ailleurs fort élégamment, comme tuivre le$ tracée, être aux aboie, prendre fraser, leurre, leurrer, etc.» - Bodhodbs, Entr. d'Ar. et d'Eug., 9* édit., 1671, p. io4.

«r Essor. C'est quand le veut et le hâle sont à la sécheresse, et ainsi aucuns le rendent par le mot latin eiceitae.n — C'est de là, en effet» que nous avons pris l'expression t (sécher) le linge en en retirant l'eau. — «Et semble qu'il vienne de ex préposition et comme si l'on disoit eesaur, ex aura, qum plurimum detsicat. Ainsi dit-on un oiseau prins l'essor ou estre allé à l'essor, quand il a prins l'amont suyvant le vent* - Ntcor (1606). — L'édit de 1673, comme le Diction Jr.4at. de Rob. Estienne (1669), se borne à donner : eseor, siccitat.n — Cotgrave (161 1) est d'accord avec le Nicot de 1606.

«Prendre l* essor t se dit d'un oiseau de proye quand, se laissant aller au vent, il vole plus haut qu'il ne doit; et de là vient qu'on dit qu'il s'en est elle au haut et au long: il a prie l'eeeort.» - H. Estiehhe, Preceîùnce. . . Édit. Feugèrc, p. i3a-i3&

«Essorer le faucon, c'est-à-dire sécher au feu et au soleil; - Item, s'esgarer, prendre le vent et changer de maistre.» - René FatKçois(le P. René Bihbt), Merv. de U JY«t.,in4*. 1626, p. 38.

«rOyseau qui monte et est suject d'aller à l'eeeor, c'est-à-di*#\ monter trop haut à la rescheur.» - Id., ibid., p. h 9.

ESSUYER, subir; emploi nouveau du mot.

396 11 me faut de la sorte essuyer vos caprices. - L'Ét., I, 8.

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