FACULTÉ PRINCESSE — FADAISE
g5 ku factotum tu n'as qu'à l'adresser. - La Font., IV, p. A 96 : Contes, II, 16.
Hé I pourquoy me battrex-vous î — Parce que tu es un fripon. — Et parce qu'il est un factotum et qu'il veut me faire battre. - Hauteboche, Crisp. méd., 111, a.
Il a rencontré à quatre pas d'icy son factotum de Philinte.
Du Verdie», Flatteur, 1696, I, a.
* De tous nos anciens dictionnaires, les seuls qui admettent le mot factotum, jusqu'à Furetière (1690), sont : Ant. Oudin (1669 et 1660), Dues (1660 et 1671), et enfin, en 1677, le Diction, firanç.-ital. , imprimé en Suisse, au château de Duillier. Ni Cotgrave, ni Monet, ni Pomey, ni Gaudin, ni Guy Miège, ni Richelet, ne l'ont accueilli.
En 169 A, dans sa première édition, l'Académie française donne : «Factotum (on prononce factoton)», comme elle dit : «Factum (on prononce facton)»; de même dans les éditions de 1718 et de 1760. En 176a, on ne trouve que factoton; en 1799, an vu, factoton ou factotum. En i835 et en 1878, dans ses deux dernières éditions, l'Académie dit : «Factotum, mot emprunté du latin. (On prononce factotome; autrefois on prononçait, et plusieurs écrivaient /acto ton.)»
A propos de ces mots latins en um, francisés en on, Ménage écrit : «Nous disons un Te-Deum et deux Te-Deum, et non pas deux Te-Deums : quoiqu'on dise au pluriel des factoru, des dictons, des rogatons.» - Observ., I, 167a; p. 986.