DEMI
Puisque vous m'en priez, j'en demeure d'accord.
Hautbioche, Crisp. méd., III, 10.
Notre illustre acteur (Molière) eicelloit dans l'art de bien jouer la comédie. Est-il quelqu'un qui n'en demeure d'accord, après avoir vu de quelle manière il faisoit jouer jusqu à des enfants?
Devisé, Or.fun. de Mol., nouv. coll. moliér., p. 38.
Atnroit-on tant écrit si le défunt (Molière) n'avoit eu du mérite? Ouy, Messieurs, il en avait , et ses ennemis raesmes en sont toujours demeurez d'accord.
Id., ibid., p. 39.
Quoi 1 tu pouiTois, Grispin ?. . . — Va, demeure tranquille.
Regsard, Légat, umv., III, 8; - Cf. Ménechmes, III, 10.
* tt Demeurer pour rester est souvent vicieux, comme : «Je n'en sçaurois tant employer •qu'il en demeurera.* Il faut dire : qu'il en restera, ou qu'il en demeurera de reste.71
Vaugelas, édit. Ghassang, U, p. âoo.
« Rester, demeurer. Combien de gens y a-t-il qui confondent rester et demeurer, et disent : je resteray en cette ville encore quelques jours , au lieu de dire : je demeureray, etc. Rester ne signifie autre chose que être de reste. Ex. : Chacun s'étant retiré, je restay seul. . . » - Levés de Te m pleut, Génie et polit, de la lang.Jranç., 1705, p. 90.
Demi.
59 (Je) ne suis point de moi si mortel ennemi,
Que je m'aille affliger sans sujet ni demi. — Dép. am., I, 1.
35o Malheureux, bien plutôt de l'avoir, cette infâme, Dont le coupable feu, trop bien vérifié, Sans respect ni demi, nous a cocufié. - Sgan., se. 16.
U me permettra de luy dire une histoire et demie.
Le P. Gahasse, Rech. des Rech. de M' Est. Pasquier, 1699, p. 9/io.
Or est-il que Pasquier est libertin, qui signifie un Huguenot et demy.
Id., ibid., p. 196.
Quand il faut renier et blasphémer le nom de Dieu, ils sont diables et demy.
Id., Doctr. cur., 169a, p. 766.
Notre troupe étoit fort contente D'avoir pu, contre toute attente, Passer le pays ennemy Sans trouver ny Grec ny demy.
ScAHHoif, Virg. trav., Paris, 1705, t. I, p. 993; - Gf. ibid., I, p. 939, 9Âo, 986, 348.
Pour dire la chose en amv, Je ne voy ny murs ny demy, Dit iEneas. — La péronelle Luy dit : «Vous me la bailles belle !»
Id., ibid., t. II, p. 167; - Gf. Id., ibid., p. 48, 160.
Un jeune abbé qui n'est ni Prestre ny demy
S'offre de m'épouser ou d'estre mon amy. - Id., Héritier rid.% V, 5.