‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 383 sur 625 · FORGER (SE) — FORMALISER (SE · texte numérisé non relu

FORGER (SE) — FORMALISER (SE

Car il a beau forger mille chicaneries,

C'est en vain qu'il tempeste. - Champiie9li\ Parisien, III, 5.

J'appris, pour mes péchés, l'art de forger des vers.

Rkgnabd , Tombeau de Despr.

Forger (Se).

Je me suis forgé exprès cent sujets légitimes d'un départ si précipité.

D. Juan, I, 3.

Ainsi souvent les Critiques,. • . te forgent des fantosmes pour les desfaire et en emporter la victoire.

Li P. Gabassk, Rech. det Rech. de Ht Eet. Patquier, îôaa, p. 3o8.

Pourquoy voue forgez-voue ces imaginations?

Sorel, Francion, I, p. 33 ; - Cf. Id., ibid., I, p. 53.

Bref, l'Anglois est un oyson

Si fait à la pendaison ,

Qu'au premier mal qu't'/ $e forge,

II se pesé par la gorge

Aux poutres de sa maison.

Saint-Amaht, Œuvr., bibl. elzév., II, p. h 5 7.

3o Le Loup déjà $e forge une félicité

Qui le fait pleurer de tendresse. - La Four., I, p. 7a : FabL, I, 5.

// »e eera forgé quelques nouveaux soupçons. - Baron, Ec. de» Père», I, 1.

FORLIGNER , sortir de la voie, de la ligne tracée par les ancêtres.

Jour de Dieu! Je 1'étranglerois de mes propres mains, s'il falloit qu'elle forlignât de l'honnêteté de sa mère. - G. Dand., I, 4.

Car elle desdaignoit d'estre icy-bas suivie

Des hommes forlignane de leur première vie. - Rohsabd, Hymne», I, 6.

Que nul pauvre ne permette à ses enfans de servir ny d'apprendre mestîer, de travailler beaucoup et de faire peu de gain, ny, desdisans leur naissance, dcforl*gner de leurs prédécesseurs.

Chapelain, Trad. de Guzm. d'Âlfar., i63o; II, p. 19.

Souvenez-vous de mon audace,

Et neforlignez pas de race. - Richir, Ovide bouffon, 1669, p. 3/19.

65 Plus d'une fille aforligné: le diable

Est bien subtil ! - La Fort., VI, p. 57 : Contée, V, 5.

On dit qu'à forligner il a propension. - Rborard, Le Bal, se. 8. * Voir ci-dessus, p. 60 a , Forfaire «...

Formaliser (Se).

1088 Mon Dieu! Qu'as-tu? Toujours on te voit en courroux, Et sur rien lu te formalises. - Amph., II, 3,

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