‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 70 sur 625 · DÉVOT DE PLACE · texte numérisé non relu

DÉVOT DE PLACE

* Voir Place : Dévot de place.

DÉVOTION, dévouement.

Eh! je vous en conjure de toute la dévotion de mon cœur.

Préc. rid. , se. 11.

Les obligations que j'ai à Monseigneur et à vous vivront en ma mémoire, et en mon cœur la dévotion qu'elles y ont produite de vous être. Monsieur, très humble et très fidèle serviteur. - Malh., Lettre à M. de Terme*, i3 avril 161 3.

Je ne laisse pas d'avoir toujours pour ce qui vous regarde une dévotion sans égale. - Bahon, Le* Enlèvement*, se. i5.

* n Dévotion. On soulet user de ce mot quand on parlet de Dieu (asçavoir de l'affection qu'on avet au service de Dieu), et maintenant on en use aussi quand on parle des hommes. Car on dit : cestuy-cy est à la dévotion d'un tel seigneur. — Qu'est-ce qu'on entend? — Que quand il plaira à ce seigneur de l'honnorer de ses commandemens (car on parle ainsi maintenant), il s'estimera bien heureux de luy pouvoir faire humble service. Et volontiers celuy qui est ainsi à la dévotion d'un seigneur est sa créature.» - H. EsTiE.iifE, Long, franç.-ital. , édit. Liseux, t. II, p. 71; - Cf. Io., ibid., p. 111.

DEXTÉRITÉ : au physique, adresse; au moral, adresse, finesses.

1 &06 Oui, vos dextérités veulent me détourner

D'un éclaircissement qui vous doit condamner.

D. Gare. , IV, 8.

7 5 Je sais les tours rusés et les subtiles trames

Dont pour nous en planter savent user les femmes,

Et comme on est dupé par leurs dextérités.

Contre cet accident j'ai pris mes sûretés. - Ec. des Fem., I, 1.

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