BIAISER — BIAU
BUISER.
Il y a de certains esprits qu'il ne faut prendre qu'en biaisant.
LAv.yl^ 5.
Le critique,. . . biaiiant au reproche qu'il pourroit encourir.
Gtbiho db BBBGBRâG, Pré/oce $n tdte de «et cmwe».
Cette pensée, cependant, dont la hardiesM biaiêoit à mon humeur, affermie par la contradiction, se plongea si profondément chex moy. . .
Id., Hitt. Corn, dei Eêtat et Empire de la Lune, i665, p. 9.
Mariez-vous, sans biaUer; Faire autrement, c'est niaiser.
ScARBOR, Virg, trav,, Paris, David, 1706, I, p. 976.
Procureur qui vaux mieux qu'un juge , . . . Tu ne veux jamais biaieer Pour un procès éterniser.
Id., Œuvr,, Paris, David, 1700, I, 108-109.
io5 Moy-mesme qui parie, ouy, moy-mesme. . • Sans héziter ny hiaizer, Je voulus mascaradiier. - Lobbt, Muze histor,, i" mars 166&.
J'ai de l'esprit, et ne fais point difficulté de le dire : car à quoi htm tant façonner là-dessus? Tant biaiêer et tant apporter d'adoucissement pour dire les avantages que l'on a, c'est, ce me semble, cacher un peu de vanité sous une modestie apparente. - Portr, de Là Rochbfodgiuld par lui-même.
Mais ne biaitone plus; à quoi bon ce scrupule?
MoRTFLBDBr, Dupe de eoi-méme, 111, 9.
Les Religieuses de Port-Royal, persuadées qu'il ne falloit point biaiter avec Dieu. . . - Rac, IV, 667.
En ce temps, il (Mélanchton) rejettoit le sens figuré. . . ; et encors que, dans la suite, il ait biaiié en plusieurs manières ^jamais il ne l'a ouvertement approuvé.
BossiiBT, Hiêt, des Var., 9 vol. in-&*, 1688, II, p. 79. Cf. Id., ibid,, I, p. 3i5, et H, p. 186.
BlAU, BIAUX, beau, beaux; cairiaux, carreaux.
Les planches que vos biaux maîtres viennent crotter.
Bourg, genUy III, 3.
Oui , cela est biau ! — Ibid, , ibid.
Déraciner tous les carriaux de cette salle? - Ibid.^ ibid.
4c Nicole, comme Martine des Femmes savantes, reste fidèle à son parier paysan. — Biau pour beau était et est encore du patois des environs de Paris. L'i, dans les patois du Centre, remplaçait e devant au,i, u, etc., et / après les labiales b, p,f, etc.( en Anjou, en Normatidie, en Saintonge, dans le Morvan, etc., on dit encore liane, bieu,fianc, piume, pianle, etc., pour bUtnc, bleu, flanc, plume, plants, etc.; et ce fait est d'autant plus remarquable que cette mutation produit une similitude entre ces mots et les mots