‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 4)Chapitre 177 sur 395 · S66 BON · texte numérisé non relu

S66 BON

Bon (Le) 9 substantif.

Le bon de celte profession (de médecin) est qu'il y a, parmi les morts, une honnêteté, une discrétion la plus grande du monde.

Méd. malgré lui, III, i.

99 Le bon fui que ledit du Pin, Qui se pique d^élre latin, Leur fit, en ce docte langage, Fort élégamment son message. - Lobbt, Muze hittor., 91 août i66o.

1 1&5 11 falloit un eunuque; et le bon de l'affaire

Est que Ton n*a (>a8 dit tout ce qu'il savoit faire. - La Font., L'Eunuque, IV, 3.

Mais le bon de cela, Baron, quand je m'ajuste, Pour me tirer du pair, je calcule si juste Que, parbleu I nostre amy, chez les gens comme toy. Quand la mode commence , elle est vieille pour moy.

BouBSAULT, Portr. du peintre, se. 9.

C'est le ban de l'affaire. - MoiirPLiuar, Dupe de êoi^méme, V, 3.

L« 6on est qu'on courant il a perdu sa botte. - Rignârd, Joueur, 1,6.

Bon, adverbe : Tenir bon.

1683 Messieurs, tenez bon, s'il vous platt. - Amph., III, &.

336 Si j'eusse tenu bon dedans la Thessalic. - Gobn., Médée, 1,5.

96 Car de tous c'étoit le désir

Que sa santé tint bon et ferme. - Lobbt, Mute hietor,, 19 août 1669.

L'arbre tient bon; le roseau plie. - La Font., I, p. tah : Fabl,, I, 99.

Touchei-là; j'ai porté ma nièce à tenir bon, - Montfleurt, Coméd. poète, II, 3.

Remettex-Yous; l'ennemi plie; tenez bon, - Regnabd, Critiq, du ÏJgat, univ,, se. k.

Bon : tout de bon ou tout \ bon.

135 Mais, tout de bon, crois-tu que je sois d'elle aime? - Fdch., I, i.

621 Parlez-vous tout de bonî — Oui, vous le pourrez voir.

Éc.des Fem., II, 5.

Je brise-là, mon très-cher Monsieur, et vous dis tout de bon ou tout à bon que, si vous n^ètes persuadé de mon innocence et de ma bonté. . ., je suis résolu de brûler toutes mes plumes et tous mes papiers.

Bauac, Lett, à Conrart, i5 avril i659.

910 C'est un point si problématique Qu'on ne sçait encor tout de bon Si nous aurons la paix ou non. - Lobbt, Muu hietor,, 3o juin 1669.

Je ne sçay pas si je suis plus insensée que vous, et si tout de bon je le serob assm pour vous aimer. - Sbgbais, Nouv, franc,, 1687, I, p. 981.

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