BRANLER LE MENTON — BRAS
Il y alloit de la vie, non seulement a fuir, k quiter ses armes, à abandonner son rang , mais encore à se remuer, pour ainsi dire , et à bratder tant soit peu sans le commandement du générai. - Bossdet, Hi$t univ,, i voL in-A% 1681, p. 5o6.
Elle a toutes ses dents qui ia rendent plus belle ;
Vous n^en avez plus qu*une, encore oranle-tr-Mê. - Rbgrard, Fol, am., II, s.
JopiTBB. J*ai fait provision de quantité de foudres de poche, et le premier sifflcur qui branlera, par ia mortl. . . Je lui brûlerai la moustache.
Id., Divorce, prol., se. 3.
Branler le menton, manger.
1/196 Soit, pourvu que toujours je branle U menton:
A table comptez-moi, si vous voulez, pour quatre.
Dép, am, , V, 1 .
Quand on mange d*un potage Succulent comme un consommé, Si nostre corps en est charmé, Nostre âme 1 est bien davantage ; Aussi Satan, le faux glouton, Pour tromper la femme première , N*alla pas luy monstrer du vin ou de la bière . Mais dequoy branler le memum, ScABBOir, OEuvr,, Paris, David, 1700, I, p. 71; Chanson à manger.
Bras, en parlant d'un fauteuil.
De grâce. Monsieur, ne soyez pas inexorable à ce fauteuil qui vous tend les bras, — Préc, rid, , se. 9.
Je ne sçay comment je ne me suis pas laissée emporter k un furieux éclat de rire lorsque, pour imiter Fauteur des Précieuêeê, il a donné des bras k nos sièges qui n^en ont point. - Roiinit, Panégyr, de l'Éc, de$ Fem,, 16/i/i, U* entrée.
3|c Le nom de brae donné aux accoudoirs des fauteuils ne se trouve ni dans Nicot (1606, 1695), ni dans Monet (1690); mais on le trouve dans Gotgrave (1611, i63a, i65o), et dans le Monet de i636 : chaire à bras.
Bras (Tendre les), locution.
97/1 Et le charme qu'elle a pour attirer les cœurs.
C'est un air en tout temps désarmé de rigueui's. . . Un souris chargé de douceurs.
Qui tend les bras à tout le monde. — Psyché, I, 1.
* On remarquera ce eourii qui tend le$ bra$ ; il rappelle ces vers de Bensscrade dani ie Ballet dee Muses, k* entrée, pour M"* de ia Valiière, liergère :
Ne pensez pas que je veuille en ce jour Vous cajoler ni vous parler d'amour; Je sçai qu'il est dangereux de le faire Et je craindrois plus que vostre colère;