CHANGER
Au propre :
n 8*est étouffé de crier après les chiens qui étoicni en défaut, ou après les chasseurs qui prenoient le change, - La Bhut., 1, 983.
Cependant nostrc jeune fou . . .
Se trouve en un sentier estrange
Qui luy fit tost prendre le change. ~ Richbr , Ovide bouffon, i G69 , p. 3s 9.
Aufguré:
83 a Presque insensiblement nous avons pris le change. - Coin. , State du Ment. , III , 1 . H (Maiarîn) essaya de me faire prendre le change. - La Rochbp., II, /ï65.
Pour tout dire, en un mot, elle est provinciale, C'est-à-dire grossière, étourdie, inégale. . . Et qui croit raffiner quand elle prem le change.
QuiiiAULT, Amant indiêcret, t65à, IV, la.
4( On disait également donner le change :
Lisippe a prie le change assez grossièrement.
— Vous Vavez su donner avecque tant d'adresse
Que tout autre en sa place eût eu même foiblesse. - Id., ilfid., III, 6.
Mais le drôle qu'il est nous donnoà bien le change.
ScABBON, Jodelet dueUiête, IV, 3.
Que vous êtes adroit à bien dontur le change I
Th. CoBif., Galant doubU, IV, 7.
H (Calvin) nous donne le change, et se le donne à luy-mesme.
BossuBT, Hist. de» Var., 9 in-/i^ 1688, 1, p. 33. - Cf. Id., ibid., p. 17a, Aia, etc.
Le P. Bouhours comprend l'expression prendre le change parmi celles qui, comme euivre le$ traces, être aux abois, leurrer, réclamer, etc., sont empruntées k la vénerie.
Le P. BoDHOUHS, Entret. d*Ariste et d'Èug., a* édit., 1671, p. 109.
Changer : changer une chose à une autre, contre une autre.
Je ne ehangeroU pas mon bonheur à toutes les choses du monde.
D. Juan, II, 9.
437 Et des Rois les plus grands m'offrlt-on le pouvoir.
Je ny ehar^erois pas le bien de vous avoir. - Mélic., II, 3.
Elle résolut de changer les vanitez de la Cour à la simplicité de ceste vie.
D'Ubpé, L'Astrée, 161 A, I, p. 933^ - Cf. Id., ibid.. Il, p. 378.
S Allant changer la terre à de plus dignes lieux. - Malb., I, 993.