‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 4)Chapitre 297 sur 395 · CLAVECIN · texte numérisé non relu

CLAVECIN

9 1 8 Je consens qu'une femme ait des clariis de tout.

Fem. sav.y I, 3. - Cf. III, 2, vers 887.

ia86 Étrange aveuglement I — Étemelles clartés! - Gon^., Pol,, IV, 3.

99 Préte2-moi des clartSi pour bien voir aujourd'hui

De laquelle ils auront ou plus ou moins d'appui. - Id.^ Attila^ I, a.

Tes célestes clartez, sçavante Heliodore,

Relèvent les attraits qu'en toy seule on adore. - La McsNABDièBE, Poê$., p. 335.

Elles (les Précieuses) sont fortement persuadées qu'une pensée ne vaut rien lorsqu'elle est entendue de tout le monde ; et c'est une de leurs maximes de dire qu'il faut qu'une Préticuse parle autrement que le peuple , afin que ses pensées ne soient entendues que de ceux qui ont des clartez au-dessus du vidgaire.

SoMiizi, Diction, det Prêt,, t. I, p. 1 58 de notre édition.

Et la pauvre abusée à qui vous en contez

Pour vous croire honnête homme a de grandes clartez.

Th. Gobr., Galant doubU, II, 7.

J^ai trop peu de clartez pour pouvoir bien comprendre

Ge que de vos secrets je dois vouloir apprendre. - Id., Baron d'Albikrac, II, i.

Mon maître a dépensé le plus beau de son bien ;

Mais il a des cîartez qu'aucun ne luy dispute. - Montfleuby, Coméd. poète, I, 1.

♦ Voir ci-dessus, p. 069, Bontée, au pluriel. — Citation do M"* de Gournay.

Clavecin ou clavessin.

Veux-tu que je te donne un maître pour te montrer à jouer du clavecin? - Am. tnéd., I, 2.

Joignez-y le psaltérion.

Le clavesein et la guiterre, Lorgue et le mamcordion.

ScABBOR, Œuvr., Paris, David, 1700, 1, 909.

ia6 Flûtes, elaveteini et le reste. - Lobbt, Muze hûtor., t6 février i658L

Le repas fut excellent et propre ; il y eut un concert de violes et de claveêsinê tout à fait charmant - M"* db Scod^bt, MathUde, 1667, Préf., p. la.

L'un, en dépit du bruit, assis sur un coussin.

Fait de ses doigts crochus gémir son claveuin. - Mortf^bubt, Coméd, poète, I, i.

3|c Le clavesiin ou clavecin (de l'ital. clave cimbala) était une sorte de piano.

Les premiers dictionnaires où paraisse le mot claveuin ou clavecin sont : Gotgrave (1611, i63a, i65o); Ant Oudin, Rech. det long. ital. et franc. (i64a); Diction. de$ rimee (i648). Les autres dictionnaires des mêmes dates ne Tadmettent pas; mais on trouve ensuite, en 1G60, clavecin dans Oudin, et clavecin ou claveuin dans Duez; en 1676 Pomey, en 1677 Gaudin, en 1679 Guy Miège, écrivent clavesein. En 1680 Richelet, clavecin; en iC83 Danet, en 1690 Furetière, clavetsin; de même l'Académie française, en 1694, 1718 et 1760. La forme clavecin n^est admise par l'Académie qu'à partir de l'édition de 1769.

Voici, d'après Richelet, la définition du clavecin : tr Instrument de musique fort harmonieux, qui a des cordes de léton, qui a cinq piei trois pouces de long, et deux piet

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