‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 4)Chapitre 337 sur 395 · CONNAISSANCE — CONNAÎTRE · texte numérisé non relu

CONNAISSANCE — CONNAÎTRE

bien découper un animal s'ils n^oni pas trouvé les jointures des os {le congiugUurê tUU' oata) . r>

vt Conjoncture, Go mot, pour dire trune certaine rencontre bonne ou mauvaise dans les tr affaires», est très excellent, quoy que Ires nouveau, et pris des Italiens qui rappellent congiuntura. Il exprime merveilleusement bien ce qu^on luy fait signifier, de sorte quW n^a pas eu grand'poine à le naturaliser. Je me souviens que, du temps du cardinal du Perron et de M. de Malherbe, on le trouvoit desjà beau, mais on n*06oit pas encore s^cn servir librement. . . » - Vaugelas, édit. Chassang, I, p. 345.

Furetière, dans son Diction, (1690), dit : «Borcl remarque que ce mot n^est venu en

«usage que du temps de la reine Catherine de Médicis.v Nous avons vainement cherché

ce mot dans la première édition du Trésor de Borel (i655), et dans celle qui fait suite à

redit, de 1760 du Diction, étym. de Ménage. H. Estienne nVn parle pas dans son Langage

fr.-itaUanizé,

Connaissance , tenm de vénerie.

563 Tai beau lui faire voir toutes les différences Des pinces de mon cerf et de ses connaissances, Il me soutient toujours, en chasseur ignorant, Que c'est le cerf de meute. - Fàch,^ II, 6.

* Les connoiêtances , en langage de veneur, sont les indices qu*ii tire de Texamen du pied ou foye du cerf ou du chevreuil, de la trace des ours ou sangliers, des fumées des bétes broutantes, lesses des bêles mordantes, crottes des liè\Tes, lientes des renards e t autres bétes puantes, éprantes des loutres, etc.; en outre, pour les cerfs en particulier, des portées (c'est-à-dire du port de tôte), des allures, des abattures et du frayouer.

S'il s'agit des connoistancet que peuvent donner, comme ici, le pied et ses pinces (ou bouts des pieds), «ries vieux cerfs ont communément les connoùaancet qui sVnsuivent. . . n Ainsi débute le cbap. xxu de la Vénerie de Jacq. du Fouilloux, intitulé : rDu jugement et cognoitionce du pied du cerfn; le chapitre suivant a pour titre : <rDu jugement et cognois^ êonce des fumées des cerfs de dix cors et des vieux cerb» ; au chap. a/i , il explique comment fxle veneur peut avoir jugement et cngnoisaance de la teste des cerfs toute Tannée par les portées»», etc.

Dans la Vénerie royale , par messire Robert de Salnove, in-Zi", Paris, i655, on trouve, i"* partie, plusieurs chapitres consacrés aux connoisiancei (rque Ton doit voir à la teste du Cerfn, chap. xxvi; — vLes connoinances que Ton doit remarquer pour connoistre le jeune Cerf d'avec la jeune Biche ?» , etc.

Connaître, savoir.

Vous méritez sans doute une meilleure fortune, et le Ciel qui le connoU bien, m'a conduit ici tout exprès. - D. Juan, II, 9.

3ii3 ... Tu sais tout, tu connais qui nous sommes. - Malh., 1,17.

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