‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 4)Chapitre 359 sur 395 · D'un tel contre-temps il fait tout ce qu'il fait · texte numérisé non relu

D'un tel contre-temps il fait tout ce qu'il fait

Que quand il tâche â plaire , il offense en effet. - MetiU ,1,1.

Et Regnard , dans le sens propre :

, Pourquoi donc, ignorant, viens-tu, ne sachant rien, Interrompre un concert où ta seule présence Cause des contre-temps et de la discordance? - Fol, am,, U, 7.

Contretemps, terme d! escrime,

1110 Je crois que vous seriez un maître d'arme expert ; Vous savez à merveille, en toutes aventures. Prendre les contre-temps et rompre les mesures. - LEt,^ III, 4.

4c 9 Contre-temps, chez les maîtres en fait d'armes, se dit lorsque les deux ennemis s*alIongent en même temps : ce qui produit le coup fourré. Le contre-temps se dit aussi quand l'enneniy prend un temps qu'on luy a présenté à dessein par quelque appel ou temps faux qui est hors de la mesure, afin de prendre le dessus ou le dessous, ou de quarter suivant l'occasion.?» - FuBiriiiiB, Diction,, 1690.

Il semble qae l'emploi du mot, en ce sens, ne fut pas fort ancien, car on ne le trouve pas au chapitre du cr Tirage des armes », dans les Merveilles de la Nature, du P. René François (René Binet), in-/i% 1696, p. i5/i-i59. Pour faire un contre-temps, on disait tloTs perdre le temps.

En équitation, n contre-temps est une défense du cheval, qui interrompt sa cadence et la mesure de son manège : ce qui est causé par le mauvais cavalier ou par la malice du cheval 9). - Guillit, Les Arts de Vhomme d'espêe, 1689. — Dans son chapitre du cheval, p. 555-673, le P. René François n'emploie pas non plus le mot contre-tetnps , qui semnioit appartenir plutôt à la langue de la musique et de la danse.

Contribuer , avec un complément direct.

Ce n'est pas être inutile à la France (jue de contribuer quelque chose au divertissement de son Roi. - FàcK,y EpiU dédie.

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