‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 4)Chapitre 391 sur 395 · CRIN-CRIN — CROIRE · texte numérisé non relu

CRIN-CRIN — CROIRE

1 a 5 Lors , suivant du métier ie serment solennel, Mon argent fut pour eux le premier criminel; Et s'en étant saisis aux premières approches, Ces Messieurs pour prison lui donnèrent leurs poches.

GoBB., 5ttt^ du Ment., I, i.

* Molière parle des officiers de justice; Corneille, des sergents.

Crin-crin.

8^i Qui frappe ià si fort? — Monsieur, ce sonl des masques, Qui portent des crins-crins et des tambours de Basques.

Fâch., III, 6.

Oh I dit Jérôme , point dVhagrin I Aussi bien, vMà monsieur Crm-Crin, D'ià joiel Allons, père Le Fève, R4clez-nou8 çà. - ViDé, La Ppe caseée, iV.

* n Crin-crin, dit Ménage (Origine*) j c'est une onomatopée.»

D'après M. de Roujoux, cité par Ch. Nodier (Onomatopées franc,) ^ le crin^crin serait un jouet d'enfant, formé d'un petit cylindre de carton attaché par un crin à un béton autour duquel on le fait tourner pour faire du bruit. Son nom viendrait du crin, qui en forme la principale partie , et non du son.

Critique , adj. ; appliqué à un nom de personne.

1789 Ces gens, avant Thymen, si fâcheux et critiques,

Dégénèrent souvent en maris pacifiques. - Dép. ont., V, 8.

Le respect . . . n'est pas capable de retenir le chagrin des critiquée,

La Rogbbf., I, 37.

tU Vraiment, me diront nos critiquée? - Li Font., I, t3o : Fablee, H, 1.

5o6 Que devint le palais, (tira quelque critique f - Id., V, 979 : Contes, III, i3.

Croire, avec im complément direct , soit nom de chose ^ soit nom de personne.

179 La peste soit la bête! — Ho! ho ! qui des deux croire?

Tu vois en Dom Juan, mon maître,. . . un Turc, un héroliquo, qui ne croit ni ciel, ni enfer, ni loup-garou. — D. Juan, I, 1.

Ne croyez-vous point Fautre vie? — Ibid., III, 1.

Et dites-moi un peu (encore fautr-il croire quelque chose) : qu^est-ce que vous croyez? — Ce que je crois ? — Oui. - Ibid. , ibid.

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