U ACCOMMODER (S*) DE — ACCROIRE (EN FAIRE
et de les entendre . . . pour leur enseigner quelqu'un de vos amis qui voulût s^en accommoder. — SicU,, 7.
Je vis deux oa trou belles chemises; ... il me prit envie de m'm accommoder,
Ghapbuir, Trad, de Guzm. d^Alfar,, i63o, III, p. 181.
i3i Les soldats, dans ce déiaroy,
S* accommodèrent du convoy. - Lobit, Muze hUt., 1*' janv. i656.
J^avois fort envie de savoir comme voue votu accommodez dee punaises.
Sbt., II, a5o (autogr,),
oavex>vous bien que je ne m'accommode point de tous vos dialogues?
Rbgiiabd, Drporcff^ II, 3.
Si, dans six mois ou un an, je ne m'accommodoU pas de votre fille, vous la reprendriei? - Id., Coquette, II, a.
Et moi , reprit la Marquise , ... je ne m'accommode point de ces airs-là.
Db GALLiàBBs, Moti à la mode, 1699, p. 65-66.
On ne gouverne pas la fortune comme on veut, et j^ay toujours ouy dire que, quand on n*a pas dequoy i'accommoder, il faut t'accommoder de ce qu^on a.
Du Vbbdibb, Flatteur, 1696, V, h.
4c «Philauzonb. D vous faut considérer que chacun e'accommode de ces nouvelles gentillesses de langage. . . — Gbi,topiu.b. Comment entendes- vous ce mot de ê'aecommoderT — PiiL. J'ai voulu dire que chacun s*en sert à sa poste (& sa disposition, è son gré). Or sçachei que ce mot ^Raccommoder est aujourd*huy accommodé à toutes choses. — Gbl- TOPB. Voilà bien des nouvelles. Mais comment? — Phil. On dit e'accommoder de h boune de quelcun, quand on y met les quatre doigts et le pouce pour y pescher à bon escient. On dit i'accommoder dee habité de quelcun, e'accommoder du cheval de quelcwL, Mesmes on dit e'accommoder de la femme de quelcun : à quoy il ne faut point d'enposition ^^explication). Et è propos de femme, il me souvient d'une damoiselle qui me dit en un fiestin : Moniteur, voue plairoit-il voui accommoder de ceste viande ? — Gbltoph. A ce que je voy, il y a beaucoup de nouvelles sortes d'accommodations. — Phil. Encores y en a il une outre ceste-ci, quand on dit : // l'a bien accommodé, en parlant d'un que qudcun aura bien batu. Mesmcmentse dira quelquesfois quand il l'aura tué.n - H. Est., Deuxdial, du langage fr, iudiameé, éd. citée, p. ii5-ii6. - Voir, en outre, même ouvrage, II, 56.
ÂGGROGHER, s'attacher, au fîg.
1 3 1 6 Mais aux hommes par trop vous êtes accrochées.
Amph.j n, 5.
Je suis ici accroché encore pour quelques jours à deux ou trois méchants px)cès.
Mâlh. , IV, 5.
La maison à laquelle 'û vouloit t'accrocher ne veut point de lui.
SéT., VII, 3i5.
Accroire (En faire), donner une haute idée de soi, tromper sur son compte.
55 Cela sent son vieillard qui, pour en faire accroire y Cache ses cheveux blancs d'une perruque noire.
Éc. des Mar., I, i.