AUTRE
— Je le quitte, ma sœur, pour embrasser le vôtre; Je sais qu il est rangé dessous les lois d'un autre,
Dép. am,, II, 3. Édit. orig., i663.
1&18 Marinette. Tu nous prends pour un autre, et tu n'as pas affaire A ma sotte maîtresse. — Ibid,, IV, 4. Edit. orig., 1671.
Une jeune fille ... la plus belle et la plus touchante qu'on puisse jamais voir. . . Un autre auroit paru effroyable en l'état où elle étoit, car elle n'avoit pour habillement. . .
Fourb. de Scap., I, 2. Édit. orig., 1672.
91 Abmande. Non, mais c'est un dessein qui seroit malhonnête
Que de vouloir d'un autre enlever la conquête.
Fem. sav.yl^ 1. Édit. 1673, 1674, 1682.
* TLy avait grande incertitude sur cet emploi peu explicable du masculin ou sur remploi du féminin dans des cas analogues à ceux dont nous avons cité des exemples ; d*uiie part, les éditions postérieures à la première emploient, pour la plupart, le féminin, une autre; d^autre part, dans les Femmes savantes, dès la première édition, on trouve une autre dans les exemples suivants :
1 185 Ce que vous refusez je l'offre au choix d'une autre. Voyez : est-ce. Madame, ou ma faute ou la vôtre?
Fem. rnv.y IV, 2.
i24i II n'est plus temps. Madame, une autre a pris la place. - Ibid.
Dans Psyché, l'édition originale (1671) donne une autre :
479 Sur nos deux cœurs, Madame, à vos divins appas Nous donnons un pouvoir suprême;. . .
Mais pour une autre que vous-même Ayez celte bonté de n'en disposer pas. — Psyché, I, 3.
Mais plusieurs autres éditions, entre autres celle de 1683 , donnent un autre.
La même indécision, qui a échappé à M. Godefroy, est relevée par M. Marty-Laveaux dans un grand nombre de vers de Corneille, où, suivant les éditions, on trouve tantôt une autre, tantôt un autre (Lex. de Corn,, introd., p. Lwi-Ltviii). Nous n^en citerons que les trois exemples suivants :
àhi Sans affront je la quitte et lui préfère un autre. - La Suit., II, A.
h^U Je me tiendrois heureux entre les bras d'^un autre. - Pol., II, a.
969 Ne m^offre plus un cœur dont un autre est maîtresse. - Tois. d*or, II, h.
De même encore dans Racine et dans M"* de Sévigné :
1877 Ton cœur, impatient de revoir ta Troycnne,
Ne souffre quà regret qu'un autre t'entretienne. - Rac, Androm., IV, 5.