S AVOUER U DETTE — BABILLARD
Avouer : avodbr la dettb , locution ; reconnaiti'e la vunlc.
Ma foi, Madame, avouons la dette; vous voudriez qu'il fût à vous.
Prine. itÈ., IV, à.
4c ftAivouer signifie, en matière de dettes et de crimes, confesser, reronnoitrf « faute... Advouer une dette, se soumettre au payement de quelque somme. G*lte dernière phrase s^employe aussi en un sens figuré : advouer la dette, pour dire rcconiMltre qu*on a tort.» - Pobrtiàib, Diction. (1690).
On disait aussi : confeeter la dette, nier la dette,
Confeêset-tnoy la dette, et m^aimei davantage.
GiLBT DB Lk Tbssorsbbib, Demùaité, V, 5.
Je ne veux point nier la dette ; J*en feray sonner la trompettte.
ScABBON, Virg, trav,, Paris, David, 1705, I, p. 3ii
Je te crois; mais, Gliton, confeite-moi la dette :
Tu te lâches de voir que je serve Lisette. - Th. Gobx., Amour à la mode, III, 1.
Ce vieux fou, facile à croire.
Fut, jurant comme un antechrist.
Prendre sa fille au saut du lit ,
Qui confeêia bientôt la dette, - Ricbbb, Ovide boujfon, 166», p. hiU
Moi? Je ne sais ce que Ton veut me dire seulement. — Allez, ailes, MadanM, avouez la dette, - Babon, Homtne à h. fort,, V, 5.
Parions à cœur ouvert, et confeêêont la dette :
Je suis un peu coquet, tu n*es pas mal coquette. - Rbgbabb, Dietmit, IV, 3.
Aie, ay.
♦ Voir Ahi,
Babillard, adjectif, employé substantivement par Molière.
Il faut que les gens en ce pays-ci soient de grands babiUaris!
G. Dand.y II, 1.
Ah! vous voilà, Monsieur le babillard! - Ibid., II, 5.
11 y a deux choses bien difficiles à estancher quand une fois elles ont pris kv cours, une fontaine et la bouche d*une femme babillarde.
Le P. Gabassb, Rech, den Reck. de M' Eêt. Ikuquier, 1699, p. Ag.
5 Mais la Muzette balrUlarde, Essayant d*étre goguenarde, S*il luy rient quelque bon moment.
Écrira plus gaillardement. - Lobet; Muze hiêtor., 8 septembre 1 6S7.