‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 181 sur 455 · BEAU · texte numérisé non relu

BEAU

Beau, ironiquement.

i i Je Youdrois bien savoir, puisqu'il faut tout entendre, Ce que ces beaux censeurs peuvent en moi reprendre.

Éc. des Mar.y I, i.

19 Ne voudriez-vous point, par vos belles sornettes. ~ Ilnd,, Uni.

i6i Voilà, beau précepteur^ votre éducation I - lbid.y I, s.

289 Riez donc, beau rieur!. . . — Ibid.y ibid.

9/1 i Venez, beau directeur^ suranné damoiseau. - Ibid.j III, 5.

io5i Et moi d'un tel vieillard je prise plus le zële

Que tous les beaux transports d'une jeune cervelle.

596 Et de ces beaux blondins écouter les sornettes.

Éc. des Feni.y II, 5.

i5/i6 La beUe raisonneuse^ estrce qu'un si long temps

Je vous aurai pour lui nourrie à mes dépens? — Ibid.^ V, &.

Voilà, auprès de vous, un beau petit morveux de prince!

Am. magnif., I, i.

Ces heaiix fils, qui ont leur fraise si bien dressée. - Malh., II, kk^.

IiCs affreux créanciers font sauter les domaines ,

Et puis ces heaiix messieurs protestent sur leur foy

Qu ils se sont ruinez au service du Roy. - Scarron , Jod$Ut duêUiêtê, IV, 3.

Vraiment, mes beaux seigneurs, vous me la baillez belle. ~ Id., ibii., IV, i

Aimez ce beau galant, je n*en suis pdiat jaloux.

Th. Cobh., D. Berir. de Cig., IV, 6.

39 Depuis ce bel arrêt, le pauvre homme a beau faire. - Rac, Plaid., I, t.

a83 Voyez le beau sabbat qu^ils font à notre porte ! - Id. , ibid., I, 8.

G^est vous, le beau garçon? — Oui, Monsieur, c'est moi-même.

Baboit , L'Andnenm, V, s.

Mais ils ne demeurèrent pas en si beau chemin.

BossuBT, Hiit, dei Var,, a vol. in-4% 1688, l, p. liO.

Est-ce que vous me prenez pour un chien, beau marquis de balle?

ReGjfARD, Crit. de VHom. à b.fort,, se 6.

Ce beau monsieur-là est bien plaisant, d'amener des filles dans une h^tdkne pour le servir. - 1d., Filles err,. II, a.

le fiBel esprit, beau jugement, avec le pronom vostre devant, est une façon de parier qu'il faut éviter comme estant de mauvaise grâce quand on le dit sérieusement; car, fl cest que Ton se veuille moquer de la personne à qui on le dit, cJors il est bon. Néantmoins, M. de Malherbe dit sérieusement en des endroits de ses oeuvres : rostre bel nfmt, vostre beau jugement. Ce que j'ay de la peine à approuver.».

Vaugblas, édit. Chassang, U, p. 38o.

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