‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 205 sur 455 · BLANC — BLANCHIR SOUS LE HARNOIS · texte numérisé non relu

BLANC — BLANCHIR SOUS LE HARNOIS

, bkarr$, tous deux sont bons; mais bizam est tout à fait de la Cour, en quelque

Coo le prenne. Aussi la prononciation de bizarre avec un s est beaucoup plus douce

agréable que celle de higearr» avec le gea; M. Goefieteau a toujours écrit bizarre.

ois disent aussi bizarro; mais ce mot signifie parmy eux leite et brave ou galantn

defanUuquê ou moroee, comme chex nous). — Patru dit i ce sujet : crEn son

Bom., Goefieteau dit la bizarrerie de eee ddportemene, pariant de Caligula. Bizarre

faïUaique et bizarrerie signifie extravagance, n — L Académie firançaise (170Â)

: vOn ne dit présentement plus que bizarre; ce qui fait voir que ce mot-ii est le

dont on se doive servir, c*est que ceux qui ont dit btgearre n^ont point dit bigearre-

ny bigearrtriê, mais bizarrement et bizarrerie, f> - Vauoilas, édit. Cbassang, II, p. 5-6.

iMa effet, dans Agétila§ (i665}, Corneille a parié de

573 Tamour, dont la bizarrerie

Se joue assez souvent du fond de notre cœur.

i^çr Gqiendant René Bary, dans sa Rhétorique, édition de 1676 (la première est de i663), dnet encore bizmre et bigearre; mais, dit-il, erles délicats sont pour le premier moli». ^'ÈDL 1680, Richelet donne bizarre et bigearre, mais bizarre comme plus usité; Furctière U90) donne bizarre ou bigearre, sans indiquer de préférence; en 169a , dans sa t*^ édi- CiÉ» r Académie donne bizarre seul; mais, dans ses éditions de 1718 et 17^0, elle renvoie wmUgeerre à bizarre, sans observation; à partir de 1763, bigearre disparaît.

Alang, monnaie.

i/i3i II te coûta six blancs lorsque tu m'en fis don. - Dép, am., IV, &.

198 On luy baille une grosse somme,. . .

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