Voyant de ses yeux tous les brillants baisser
Tort,, I, 1.
1017 Ne vous enflez donc point d'une si grande gloire
Pour les petits brillants d'une foible victoire. - Misanih., III, 4.
igi Comme, par son esprit et ses autres brillants y
Il rompt l'ordre commun et devance le temps. - Mélic.y 1,4.
804 Et si je rends hommage aux brillants de leurs yeux. . .
Fem. sav., III, 3.
Aristotc dit qu^il y a des absurdités qu^il faut laisser dans un poème;. . . il est du devoir du poète, en ce cas, de les couvrir de tant de brillanti qu'elles puissent éblouir. - Corn., Examen du Cid.
Il ne failoit point que les belles laissassent à la pluspart des laides cet avantage de les esgaller par la tromperie de quelques brillants qu'elles avoient dans les yeux.
SoREL, Polyandre, I, p. a a.
Qu'au brillant de mon astre on va porter envie I
Th. CoRir., Comt. d'Org., IV, 6.
Quoyque cet amour n'eust commencé que par Tesprit , le tendre héros fut tellement esbiouy de ses brillons qu'il ne reconnut plus aucune imperfection dans le corps. - Fi'BBTiàBi, Rom. bourg., p. i65, bibl. elzév.
La confidence qu'Horace fait à Amolphe de son amour, qu'Elomire (Molière) advoue luy-mesme dans sa Critique (de l'École des Femmes), et ce qui fait tout le brillant de sa pièce, est une histoire de Straparole. -- Zélinde, i663, se. 8.
Je trouve que les fautes d'Élomire (Molière) sont plus pardonnables que celles des autres, puisqu'il n'en fait gueres qu'il ne les couvre de quelque brillant^ afin de nous empêcher de les roiuioislrc. — Je les developporay bien , malgré tous leurs brillants. - Ibid. , ibid.
â9/ii BRIMBORION
Elle a tant de mérite ! Un tel brillant d'esprit !
HiUTBROCBE, Bourg, de quoi, i, h.
Je confonds, Dieu me damne, et la mère et la fille;
Ce brillant si flcury qu'en toutes deux je voy . . .
— Ah I non, monsieur, ma fille est plus jeuoe que moy. - Id., Aid., II, h.
La fortune offre aux yeux des brillants mensongers. - Rbghaho, Jouewr, IV, i3.
Et tous les vains brillants dont la fortune éclate
Ne sauroient éblouir un cœur comme le mien. - Id., Légat, ufitv., ¥, i.
Brimborion , bagatelle.
Je ne vois partout que blancs d'œufs, lait virginal, et mille autres brimborions que je connois point. - Prie, rid., se. 3.
567 Et cent brinJforions dont Taspect importune. ~ Fem. sav., II, 7.
Ventre-bleu I que de guenilles, que de haillons et que de brimborionë il y a làdedans I - D'Odvillb, Contes, i6/i2; Paris, Jouaust, i883, II, p. 98.
La gloire d'ôlre un jour le gendre d'un bourgeois. L'ardeur de mettre à fin une intrigue si belle,. . . L'amour. . . enfin. . . ma foy, tous ces brimborions, Ma pauvre enfant, ont mis ma cervelle en débauche.
CHiMPMBSLé, Crisp, chev., se. 1.
Quoy ! tu vas froidement quérir les bistouris et tous ces brimborions pour me tailler en pièces, et lu veux que je demeure! - Hactbbogbb, Crisp. méd., 11, 6.
Sa5tillane, montrant à Léonor sa femme, son mouchoir et ses moustaches :
Tous ces brimborions ne sont pas nécessaires. - Moiitplbubt, Ée. des Jaloux, I, i
Jocrisse , une bride à la main :
Comment diable est-ce donc que cela se bricole ?
Que sert ce fer? Pourquoi ces brimborions-là f - Poisson, Foux diverL^ II, u.
11 y a sans cesse ù faire autour dVlle : tantôt c'est du blanc, tantôt c'est àa rouge; tantôt c'est un gros bourgeon qu'il faut raboter; et que sais-je? cent mille brimborions. - Regkard, Crit. de VHom. à b.fnrt., se. 9.
le (rLe mot de brimborions, dont nous usons quand nous disons que quelqu'un dit ses brimborions f vient du latin breviarium.7) - Pasquibb, Rech., VIII, 4 a.
Le J*. Garasse ne pardoime pas à Pasquier d'avoir montré un lien étymologique entre breviarium et brimborion : «rj'attendois bien, dit-il,. . . que vous viendriez enfin à descharger quelque coup sur le Bréviaire, à i'imitiilion de vostre bon autheur Rabelais : car c'est de luy que vous avez puisé ces mots de gueule, cl de l'assortiment de sa bibliothèque, en laquelle il y avoit vingt et quatre Bréviaires ou brimborions en tous marges, etc.»
Cotgrave écrit bien (1611, i63a, t65o) : frll dit ses brimborions, for armoire», «rt confirme ainsi i'élymoiogie de Pasquier, acceptée par Ménage. Mais Cotgrave, mais le Diction. fr.-Jlam, de i6A3, donnent brimbeur comme employé simultanément avec fcnbeur, caimaiideur de bribes. Ne serait-ce point là une autre racine du mot? M. littré repousse celle élyniologie, et le passage suivant de Bouchet {Serées, i58/i, ëdit. Roybet, chez Lemerre, t. IV^ p. i83) lui donne raison :
Klle le pria d'allenclro jusques à ce qu'elle oust dit certains mots et oraisons qu'elle avoit accousUmié de dire toutes los fois que le mal des dents luy prenoit, avant apprins rc> breborions do sa grand'nièro.