‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 295 sur 455 · CE · texte numérisé non relu

CE

535 Son droit? Tout a qu'û dit mmt autant d^impoatures. - Ric., Pîmi,, H, 9.

♦ ff J*ay remarqué qu*au pluriel nos meilleurs auteurs mettent souveni le pronom ci devant le verbe eitre, aussi bien que dans le singulier : vLes plus stades biens dont (rThomme se puisse enrichir, ce iont ceux qu^il a amasseï avec justice. » - {Morale duSogt,)

«Il semble néantmoins à quelques uns que ce seroit mieux de dire : «Les pins solides (T biens. . . sont ceux. . . » Je crois cela assez indi£fërent.9 - Audit m Bou-Reaii», AgU iur Vue. prée, de la lang.fr. , a* édit. , 1 699 , p. 1 1 6.

Peut-être, au lieu de supposer la suppression de ce, pourrait-on admettre Taceord do verbe avec Tattribut, au lieu du sujet : on y serait autorisé par divers exemples, entre autres les deux suivants, tirés du card. de Rets :

M. Le Tellier. . seroit très volontiers caution que ce$ mouvementé iw eoroU fv'iu feu de paille. - Retz, III, p. ^71.

M"^ de Ghevreuse. . . se ressouvint de ce qu*elle avoit oui dire â la Reine,. . .

auc la teule beauté des hommee éloient leê dente, parce que c*étoit Tunique qui fàt *usage. - Id., ibid,, III, p. 5 19.

Ce, pron.y il.

569 Qu'avez-Yousî Vous grondez, ce me semble, un petit?

£c. des Fem,y II, 5.

s s Vous vous faites traîner partout où vous voulez.

Mais de moi ce n'est pas de même. — Amph., Prol.

s6i J'entends quelque bruit, ce me semble. — Ibid.y I, 1.

Ce, dans une phrase interrogative , après le verbe pouvoir.

Qui peut-ce être? — UAv., IV, 7.

Ce, inutile devant un verbe.

74 Sortons, ce m'a-t-il dit, le monde est écoulé. — Fâch., I, 1.

Ehl Lucas, p'ai-je fait, je pense que vlà des hommes qui nageant là-bas. — Voire, ce m'a-t-il fait,. . . t'as la vue trouble.

D, Juan, II, I.

* Tout le dialogue continue de cette façon entre Lucas et Pierrot, qui le rapporte.

Vous n'avez pas d'enflure, ce dit l*aulre. - Sorbl, Berg. extrav,, 1697, p. il 01.

1109 Tu m'aimes, ce dis-tu? - Corn., Place Boy,, IV, 6. Var,

1 099 En un mot , le péril est pressant ,

f ai-je dit; tu peux tout, et ton frère est absent. - Id., ttlue, com., IV, s. Var.

871 L'amour n'est, ce dit-on, qu'une union d'esprits. - Id., D. Sanche, III, &.

Corneille, dans son édition de 1660, modifie les deux premiers vers, mais non le troisième exemple :

<tTu m'adores, dis-tu. n ff Ai-jc dit.j)

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