ADRESSE
II. . . ic pria de luy prester cinq cens escus, ... luy donnant Vadreuê de renvoyer demander ladite somme par un de ses plus confidents serviteurs.
Le p. Guussb, Doctr, ctir., i6s&, p. 937.
(Le but) de la poésie dramatique est de plaire, et les rè^es qu*eile nous procrit ne sont que des adreue» pour en faciliter les moyens au poète.
GoEH. , Épure en tête de Médie,
Trouvons quelque adreue nouvelle
Pour découvrir leur fourbe et pour me venger d^elle.
GiLBT DB Là Tessorkbrib, Demùnai , V, 9.
Adresse, tour d'adresse, ruse.
1&&8 8(1 mort est une adresse ^ au besoin inventée,
Pour fuir Tautorité qui Ta persécutée. - D. Gare, IV, 9.
589 Fais ce que je t'ordonne. — Il faut jouer d'adreête, - Gorr., Ment,, H, 5.
8o3 L'avis de Léonice est sans doute une adreiêe, - Gobk., Rodog., Ul, 9.
78 Que de ces vins mêlés j'ai reconnu Vadreue, - Dbspr. , Sat, lU.
11 ne manquera pas, au besoin, d'inventer Quelque adresse nouvelle afin de l'arrêter.
QuiNAULT, Amant indUcret, i65i, III, 6.
Rends-moi raison sur Morille, cocher de ce logis, luy qui n'a jamais mené de carrosse. — N'ay-je pas dit à Madame que c'étoit sûrement une adreue pour faciliter leurs entrevues? - HAUTBnocflB, Le Cocher, se. 7.
Un amant dans sa manche a toujours quelque adresse.
B0UR8AUT, Médecin volant, se 1.
Adresses, au pluriel, finesses, marques d'habileté.
1 160 Enfin j'ai vu le monde et j'en sais les finesses;
Il faudra que mon homme ait de grandes adresses
Si message ou poulet de sa part peut entrer. - Ec. d. Fem. , IV, 5.
8^18 Leur sang tout généreux hait ces molles adresses, - Gorr., Rodog.j III, 3.
Ne me vantez plus tant désormais vos adresses.
Th. Gorr. , Amour à la mode, I, 5.
G'est encore ici ime des plus subtiles adresses de votre politique, de séparer dans vos écrits les maximes que vous assemblez dans vos avis. - Pasc., Provinc, XIII.
37 1 Vous savez sa coutume , et sous quelles tendresses
Sa haine sait cacher ses trompeuses adresses. - Rac, Mithr,, 1,5.
Elle a les meilleurs sentiments du monde ; j'admire que cela puisse être gâté par l'impertinence de son esprit et la ridiculité de ses manières. Il faudroit entendre. . . les adresses qu'elle a pour satisfaire sa sotte gloire. - Siv. , IV, i73-i7&.
On ne sait que trop les adresses qui se peuvent trouver dans les esprits les plus ignorants pour attirer leurs semblables. - Bossubt, Variât. , XI.
Une de leurs adresses éloit de me faire sans cesse l'éloge du secret.
Mém. de M"* pB Montpeusibb, anno tSS'j,
ADRESSER — ABVENIR 53
A la Cour, où Tusage a permis les adreœt,
On endort ce qu^on hait par de fausses caresses.
Bouv., Germ., IV, 3.
Adresser , faire à I mtentîon de . . .
i56& Et le triste succès de tout ce qu'il m adresse
M'efface son offense et lui rend ma tendresse. - D. Garc.,y^ s.
Adresseb, diriger, conduire; s'adressery se diriger.
48 9 Son esprit, il est vrai, trouve une étrange voie
Pour adresser mes vœux au comble de leur joie. - UÉUy II, i.
3 II semble que partout le sort me les adresse. — Fàch., I, i.
La fortune . . . adreua les pas d*£rgaste et de Diamis en ce mesme lieu. - D'Uari, L'Aêtréê, i6i4, I, p. 358'.- Cf. Id., ibid., I, p. 64' et 857MI, p. 33a, 546.
io3& Où faut-il que ma rage adr^ue ma poursuite? - Corn., CUl, IV, a.
117 ... Votre frère Allale adreue ici ses pas. - Id., Nicom,, I, 1.
369 En fain j'adretêê là mes pas ;
Ten approche et je n*entrc pas. - Loret, Muu hUt,, 18 déc. 1660.
Pan le garde, Berger. Où ê'adreuent tes pas? - Th. Cork., Btrg. exirav,, I, a.
Mais, dans cette campagne où i*adre»$ent vos pas. - Id., D, Juan, V, 1.
Adresser (S').
961 C'est à vous, s'il vous platt, que ce discours s'adresse.
— A moi, Monsieur? — A vous. Trouvez-vous qu'il vous blesse?
MisarUh., I, 9.
Estr-ce k moi, s*il vous platt, que ce discours i'adrettef
— Oui, mon oncle, à vous-même. A-t-il rien qui vous blesse?
Rkgrard, Légat, univ., III, 8.
C^est à vous, s*il vous platt, que ce discours s^adreue,
Baror, Andrienn9,y^ 7.
Adresser des coups, porter des coups, diriger ses coups.
Pour adresser vos coups, il faudra que vous me perciez.
D. Juan, llf , 6.
Vos beaux yeux sur ma franchise
^^adreuetU pas bien leurs coups. - Corr. , /W«. div., X, 168.
Advenir. Voir Avenir.
Ohl chère nuit, porte mes plaintes amoureuses jusque dans le iilj de mon inflexible, — Mal. im,^ i^ interm.
Laissez-moi me plaindre à mon aise des cruautés de mon inexorahk
Ihid.y ibid.
Mettez-vous donc un peu dessus ïê iérieux.
ScABROR, Jodelet ou Le MaUre valet, 11, 6.
Iiiscnsibiement, le ridicule s'en dissipoit.
Sbobiis, Nouv.Jr., 1657, k* nouv., p. 948.
G*esl là (dans le D. Juan) que i*on peut dire que Timpiëté et le Hbertinsge le présentent à tous moments â l'imagination : une religieuse aébauchée ... ; un paum à qui Ton donne Taumosne à condition de renier Dieu;. . . et enfin un Molière, I pire que tout cela, habillé en Sganarelle, qui se moque de Dieu et du diable, qui souffle U chaud et lefrM, qui confond la vertu et le vice, qui croit et ne croit pas, qui pleure et qui rit,. . . un diable incarné, comme luy-mesme se définit
Di RocHBHORT (7 Barbier d'Aucour), Obeerv. eur le FetUn de Pierre, i665. Genève, Gay, 1869, p. i3.
Elomibb (Molière). Je fais le premier rolle et le fais d'importance,
Quelque sujet qu'il traite. — Flobimont. As-tu cette créance 7 Et ton orgueil peut-il s'aveugler à ce point Que de faire si mal et de ne le voir point 7 Quoy I dans le eériêux tu crois faire merveilles?
Lb BoDLAiiOBB DB Ghaldssat, Élomtre hypocondre, 1670. Au 4* acte. Divorce com., se. a.
Elomibb (Molière) Ges rêveurs qui m'insultent toujours
Disent qu'au eériêux je ne suis qu'une b^te . . . Lb Ghbvaubb. Quoyl c'est là ce grand point qui cause vos débats 7
Id. , ihid, , ibid. , se. à.
Mille différentes parties formoient cette admirable,
Araepe et Simandre, 167a, p. 66.
On passe du eériêux des courantes à la gayeté des petites danses. ^Ibid, p. i56.
^ Une des questions galantes discutées dans le roman à^Almahide, de Scudéry, est celle-ci :
Lequd souffre le plus, de l'homme d'esprit auprès de la etupide, ou de la etefide auprès de l'homme d'esprit? - T. V, p. i36a.
Dans le même roman, même vol., on trouve :
Une triete, p. gSa , 969; — une gaie, p. 956; — un eombre, p. 966, 668, etc.
Somalie, Dict, dee Précieueee, t. I de notre édit., peut fournir aussi de nombreuses citations :
Sçavoir les particularitex d'une maison : sçavoir le fat du dcmettique, - P. a 01.
Il repartit sérieusement aux paroles enjouées de Damon : il repartit d'un teritux contrepointé au bel air guay de Damon. ~ P. an.
Bien qu'elle fût sérieuse , elle ne put s'cmpescher de rire : il eschappa un rire de son eerieux, ~ P. a a 7.
Cëtaît une âégance du tempe, et qui n*ëtait pas particulière aux précieuses, de traainsi un adjectif en substantif :
Et puisqne me voilà sur le Undrê et U doux, Prootei de ce temps, devenex mon époux.
DoBiHOHD, Amoun de TrapoUn, 1669, se. 5.
On trouve dans Scarron : la Camarde, pour la mort; un bigot, un dévot, un galant (firg. IfM., Paris, David, 1708, II, p. iSo); — un vertuoux {GEuvr,, I, p. &95). — Dm Sônt-Amant : une dodelue (Œuvr., BibÛoth. eixév., Il, &09). — Dans Montfleury : ■ fifal^(rng«tHiNi^ I, 3), \mfanta$quê, un bizarre (Coméd, poète, II, 1), le préeent, le /iMr (éid., I, &); — U fier, pour la fierté : irTai beau m^armer défier. . . » - Rignabd, Jemmr, H, 9 « ^*
ffSoQ génie (le génie de Corneille), disoit M; Despréaux, sembloit incliner d^abord vers le kHin, le iomckaiU et le paeeionné, du moins si Ton en juge par le Cid et par quelques m de Vlëueiom comique; mais sa vocation naturelle Tentralnoit du c6té du grand et du minmlkeue,^ - Moktcbbshat, Bolmana, 1 7/19 , p. 118.
Dav aon Preebfftire é^HéneuviUê, Antoine Corneille avait dit déjà :
Par une verte allée, où Veepaie du feuillage Attire mille oiseaux à dire leur ramage.
Bappdona enfin le mot de Madelon à Mascarille, et Teroprunt fait par Montfleury à Mofièfe:
(Test là savoir lefn des choses , k grand fin , le fin du fin. — Prie, rid. , 9.
Ces acteurs, dans les vers que Ton leur donne à dire. Ignorent les endroits qui pourroient faire rire. . . Mab Molière les trouve, et c*est le fin du fin,
MoNTPLBUBT, impromptu de l'hât, de Condé, se. â.
tUse donc hardiment, dit du Bellay. . ., de Tadjectif substantivé. . ., pourven que telle Buiere de parler adjoute qudque grâce et véhémence.» - Joach. dd Bbllat, Défenee et iStttr. de la lang.firanç., II, 9.
ffJe trouve aussi que, comme en grec Tadjectif au genre neutre tient quelquefois la |iiaee d*un substantif, en françois pareillement aucuns mots qui sont adjectifs de leur utore servent de substantifs. »* - H. Estibhiib, Conformité du tang, firanç. avec le grec, Okfn,, 6.
Vsugelas aimait mieux dire, avec Balzac, la eérioeité que le êérieux. Le P. Bouhours, dans ses Remarq, nouv, (3* édit., 1689, p. Sgo), Th. Corneille et TAcad., dans leurs 0&«rr. eur Vaugelae, et surtout Tusage, lui ont donné tort. — M"* de Sévigné a dit la 'iOeulité pour le ridicule, — Cf. ci-dessous, p. 59 , v* Adreeeee, En 16 56, un grammairien, Claude Irson, écrivait :
«Le nom adjectif se prend souvent pour un nom substantif. Exemple : le eerieux pour k eérioeité; l'incommode pour l'incommodité; le négligé pour la négligence; le fini de rafiairc pour le Mjeud de Taffaire, etc.»
Le P. Bouhours donne comme nouveau, en 1671, Temploi des adjectifs eérieux et rtdtcuU «dans un genre neutre», c*est-à-dire avec l'article : «On n'a pas toujours dit : traiter quelqu^un avec un grand eerieux; prendre eon eerieux; trouver te ridiaUe d'une chose.» [Ariete et Eug. , édit. 1678 , p. 108.) — Le P. Bouhours nous parait en retard de quelques innées. Il est plus dans le vrai quand il parle du moi fin; Ariste demande à Eugène de lui faire connaître quelques «expressions nouvelles. . . qui ont cours parmi les gens polis» ; Eugène lui répond : «Il n'y a neu de plus commun que de dire : il en fait lefin,.,;\m esprit fin. . . ; il sçait le fin de l'affaire; peu de gens connoissent le fin du cabinet.» - Id., '\bid., 9' édit., 1671, p. ] i5. — On trouve encore de lui un long passage sur ce sujet Jans ses iJoutn tur la long, franc., 1674, p. A6-A8.
â6 ADJECTIFS
i3° Adjectifs possessifs.
a. Mon y ma : Ma mie y m' amie ou mamie^ pour mon amie,
i3 Si. . . — Vous êtes, mamte, une fille suivante
Un peu trop forte en gueule, et fort impertinente. - Tarf., I, i.
Cen est assez, mamour, laissons cela. - G. Dand., I, &.
Mamoury cette coquine-là me fera mourir. - Mal. imag.y I, 6.
3te Quelle que soit la forme adoptée, nous nous trouvons en présence dWe forte éliâon, aussi bien dans m'amiê que dans m'amowr.
Le grammairien Jacq. Dubois (Sylvius), dont Vlnigoge in linguatn gaUicam est de 1 53 1, inrétend être le premier qui ait employé Tapostropbe : «a, dit-U, s*élide rarement, comme m*amiê, t^amie, i'amiê.7t
Guillaume des Autels, dans le cours de son débat grammaticid avec Louis Meigret, touche le même point : tr Puisque, dit-il, tu demandes un registre des mots que je veux apostropher, je te réponds que Tusage des savants, devant que tu te meslasses de reformer le monde, y avoit bien pourvu, en la mettant (l'apostrophe) seulement lorsque de deux mots nous ne faisons quun. . . ; aucunes fois il avient aux monosyllabes parfaits devant les voyelles, conune Va en l'orne, ma en m'amie et en Tantique m*ame, t» en t'tl.. .« ( Voir notre ouvrage : La gramm,franç, et lee grammairienê au ifi' iiècle, in-8^ p. a 3 et i s 8.)
b. Sony sa ses.
31 Mon Dieu, sa sœur, vous faites la discrète. — Tari., I, i.
3|e Molière emploie ici au vocatif une 3* personne; on peut l'expliquer en sous-entcudant voue : Mon Dieu, voue, sa sœur. . •
De même dans Scarron, Joddet ou Le Maître valet, I, a :
Le beau-père est trouvé; venez vite, eon gendre,
c. Adjectif possessif employé OÙ nous emploierions ï article.
Votre œil en tapinois me dérobe mon cœur. - Préc. rid, , se. 9. io5o Mon âme est maintenant au comble de sa joie. . . — Tart.
^ Nous dirions : de la joie.
489 Son esprit, il est vrai, trouve une étrange voie
Pour adresser mes vœux au comble de leur joie. - UEt., H, 1.
9] Tavois mis ma plume à la main. - Malu., I, a 89.
5 Si, parmi tant d'ennuis, j*aime encore tna vie, Je suis mon ennemi. - lo., I, s 5 4,
♦ M. Régnier, dans son Lexique de Malherbe, fait remarquer que Malherbe, IV, 609 et /Î95, condamne l'emploi de radj. possessif dans les deux vers suivants de Desportes (cf. BauNOT, Doctrine demalherbe, p. 390-391):
Elle la contraindrolt de lui rendre ta vie.
Tournant toajours him yeux vers le lieu dédré. 4 Ju8qae>l&, jusqu^à toi j*O0e élever me$ yeux. -Gour., IX, 191.- Q^Em de la VUrge. La voUi derechef en danger de la vie. - La Fort., I, i&a. - Fables,]
130& Qui voudroit élever ta voix? - Ric, Ath., m, 8. (D) reçut sur ta tète un coup de sabre. - Id., Vil, 108. - LeU.
* H. Estîenne est sévère pour Temploi de i*adj. possessif dans les cas où il est d*usage de mettre Tarticie. On dit : ffPretteT^-tnoi l'oreiUe» meptum autem fuerit dicere : Prestezmoi vain oreille.» - Ifyponmetet de Img, galL, p. 180-181.
d. Adjectif possessif di\ec sens emphatique.
378 C'est mon homme. ~ Sgan., se. 9.
1 i/ii n faudra que mon homme ait de grandes adresses.
Ec. des Fem.y IV, 5.
Voilà, voilà le fruit de ces empressements Qu on vous voit nuit et jour à lire vos romans.
n y en a que not Stoiques appellent premiers biens. - Mâlh., Il, 5ii.
554 Voilà votre Tbéante, avec qui je vous laisse. - Coui., La Suivante, II, 7.
i5i Je ne vous parie pas de votre Pertbarite. - Id., Perth,, I, a.
Mon galant ne songeoit qu*& bien prendre son temps. - La Font., I, 39a.
M. Bumet se met fort en peine pour justifier ton Cranmer.
BoBSuiT, Var,, 1688,1, 437.
ai4 Mon chicaneur s^oppose à l'exécution. - Rac, IHaid,, I, 7.
Mais je ne songe plus que mon homme m^attend. ~ Rbgraro , La Sérénade, se. < .
* Voir ci-dessous : Article le, h, le», employé emphatiquement.
i/i^ Adjectifs négatifs, aucun, nul.
* Voir attctffi^ avec la double négation. — Nul, au pluriel : voir nul.
1 5° Adjectifs employés connue adverbes :
La renommée accuse /ti«(e. - Préc. rid., se. 9.
1 3/1 Oui , vous me la gâtez , puisqu'il faut parler net. - Éc. d. Mar. , I , 'J .
5 99 Point d'épaules, non plus qu'un lièvre court-jointé.
Fâch., II, 6.
261 Je vous dirai tout franc que c'est avec justice. - Tari., I, 5.
6 5 1 Allons , ferme , poussez , mes bons amis de Cour ! - Misanth. , II , & .
C'est aire fort net ses pensées. - Sieil., se. 6.
8i3 Ce moi, qui m'a faityUer doux. - An^h., U, i.
107Ù Et je m'en vais, tout doux, éclaircir avec elle. - Amph., II, 3.
i85a Lève-toi. Que fait-on? — On m'a chassé tout net. — Ibxd., III, 7.
Tout doux, vous dis-je. - Bourg, gent., p. 29,
De tout cecy, /ranc et net,
Je suis mai satisfait. - Ibid., Ballet des Nations.
1539 Qu'il ne fait pas bien sûr, à vous le trancher net.
Fem, êav, , V, 1 .
1678 Et moi, pour trancher court toute cette dispute. - Ihid., V, 3. Monsieur est frais émoulu du collège. - Mal. imag., 11, 6.
â6 ToîU franc, vous vous levez tous les jours trop matin. - Rac, Plaid,, I, 1.
On a encore cassé tout n^ un M. D . . . pour ses absences. - Siv.
118 Pour vous en dire net ma pensée en deux mots. . . Et je vous dirai haut et net, - Gorh. , Bagatelln,
t¥ On ne disait pas, du temps de Goëffeteau et de Malherbe, parler juitê, raitonner juste, chanter juitê, - Bouhours, Entret, d'Aritte et d'Eugène, édit. 1678, p. io5.
16° Adjectif possessif ^hcé comme attribut.
i39 Monsieur, je suis tout vôtre ^ et ma joie est extrême.
LÉt., I, 4.
367 Fais si bien
Qu'elle garde toujours l'ardeur de me voir sien. - Ibid., I, 5.
/ia Je suis à Rodanthe, je veux mourir tien, - Malh., I, a 68. - Chanson.
Tout ce que je vous désire, cW que vous soyex vôtre. - Id., II, 388.
io38 Vis pour ton cher tyran, tandis que je meurs tienne. - Goaii., Cinna, III, A.
601 Ainsi ce rang est $ien, cette faveur est sienne. - Id., Pol,, II, 1.
Dieu prodigue ses biens
A ceux qui font vceu d^étre siens. - La Fort., II, 108.
f]^ Adjectif possessif àonmnt un sens actif au substantif qualifié.
89 1 • . .n eût mieux valu pour moi, pour mon estime,
Suivre les mouvements d'une peur légitime.- Dép.am,, 111,3.
Je l'ai bien vu. Madame, et sans votre respect.
Crit, de VEc. des Fem., se. 6.
* CVst-à-dire : crsans le respect que j'ai pour vous.»
Je vous donne ma parole. Seigneur Dom Pedre, qu'à votre considération je m'en vais la traiter du mieux qu'il me sera possible.
Sicil.y se. 17.
♦ (Test-à-dire : par considération pour vont. — Un peu plus haut, dans la même scène, Moiière dit : trTous deux, je vous conjure de vivre, pour l'amour de moi, dans une parfaite unionn. S*i] avait voulu employer le même tour, il aurait pu dire : ftpour mon amourn.
Monsieur, voilà votre fille que j'ai tirée de force d'entre les mains de rhomme avec qui elle s'enfuyoit, non pas pour l'amour d'elle, mais pour voire seule considération. - Pourc.y III, 7.
♦ Cest-à-dire : l'amour que j'ai pour elle, la considération que j'ai pour vous, et non : que vous avei pour moi.
73 La foi de ses aïeui, ton amour et ia crainte. D'actes de piété ne pourront l'assouvir.
Malh., I, 79 , Pour le Roi aUatU en lAmouein,
♦ Cest-è-dire : l'amour qu'il a pour toi, la crainte qu'il a de toi.
583 Jusques ici. Madame, aucun ne met en doute
Les longs et grands travaux que nofr^^amour vous coûte. - Gobh. , Rodog, , II , 3.
^ G'est-à-dire : l'amour que vous avez pour nous.
1 8** Adjectif possessif placé après le substantif.
789 Et n'appréhendez plus l'interruption notre. - Dép. am., U, 6. Voire, reprit Dîndenaut, l'ami nôtre, - La Font., V, 3o6. - ConUê : L'Abbeue,
19® Adjectif possessif non répété avant plusieurs substantijEs.
Afin que leurs mouvements, [leur] disposition et [leur] agilité puisse exciter et réveiller la paresse de ses esprits. - Pourc, I, 8.
Elle fait erande estime de votre probité, de votre prudence, de votre magnificence et [de votre] magnanimité. - Voiture, CEuvr,, i656, p. 617.
Je n'avoîs pu croire encore que nous soyons tous, à l'heure de la mort, notre bon et [notre] mauvais ange. - lo., ibid,, p. ^35.
•i o** Adjectif déterminatif quel pour le pronom lequel; forme archaïque.
80 C'est une foible ruse.
J'en songeois une. — Et quelle? — Elle n'iroil pas bien.
UÉU,\. 2.
Juge-nous un peu sur une gageure que nous avons faite. — Et queUef - Impr. de Vers., se. &.
Ty demeurerai, pourvu que tu me promettes une chose. — Et qudkf- Prmc. iÉl.y Z^ interm., se. i.
Ten ai vu un effet merveilleux. — Et qmlt - D. Juan y DI, i.
1098 Tu n'appelles done rien le proeédé, peut-^tre, Qu'avee moi ton eœur a tenu?
— Et quel? — Quoi? tu fais l'ingénu? - Amph., H, 3.
Je viens vous annoncer la meilleure nouvelle du monde. — Qwiie}
Bourg. gent.y IV, 3.
Votre fils. . • est tombé dans une disgrâce la plus étrange du monde. . . — Et quelle f - Fourb. de Scap.y H, 7.
558 QuêU de vos diamants me faut-il lui porter? - Gokn., Suite du MeiU,, H, 3.
La question ne fut que de savoir
Quelle des deux dessus l^autre l*emporte. - La Fort., IV, 1 15. - Contu,
Vouiex-vous parier une chose? — QtuUe?
Du ViBDiBB, Flatteur, 1696, 1, 1.
* fsQuel et lequel interrogatifs. — Ces deux mots, que nous avons rencontrés comme relatifs, ont aussi ia valeur mterrogative. Pendant longtemps, ils se sont tous deux employés indifféremment comme substantifs. On disait très bien, au xvi' siècle encore : «Dite» lequel tour vous trouvez le plus difficile?), ou, inversement : (r Retournons À nos propoos. — Quelê f dit Gargantua.» On trouverait encore des exemples analogues dans les auteurs du XTii* siècle.
Quelle des deux aurai -je, ou la mort ou Gassandre?
RoTBou, VenceeUu, II, s.
«Depuis lors, une distinction rigoureuse s^est établie. Quel accompagne toujours un substantif qu'il qualifie; lequel, au contraire, s'emploie seul. 9»
Bbunot, Gramm, hitt, de la Umg, franc,, in-18, 1896, p. 367-368.
21** Adjectif démonstratif quel pour le pronom qui.
Mais avez-vous su quel il est? — Non, je ne sais point quel il est.
UAv.,m, U.
3(c Molière a aussi employé qui dans le même cas.
Je ne sais qui il est. - Pourc, I, i.
i3o6 Je ne vois point Pbilaudre, et ne sais quel il est. - Gohn., MMite, IV, 1.
Ah I vous ne savei guère
Quelle je suis. - La Fort., Il, a 60. - Fables.
Qwl éloit Pélops, votre aïeul? N'éloit-il pas Pbrygien?
Rac, VI, a65. Utfr. amn.