‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 433 sur 455 · COUPÉ · texte numérisé non relu

COUPÉ

26g Vos soupirs amoureux

Vont trouver à tous coups ce rival trop heureux. - D. Gare., I, 3.

1/189 ^^^ amour à tous coups se rend digne de haine. — Ibid., IV, 9.

73 Minutant à tous coups une retraite honnête. — Fâch., I, 1.

1708 Elle veut à tous coups s'échapper. — Ec. des Fem., V, 8.

608 Fait mourir à tous coups la conversation. - Misanth., II, &.

C'est un supplice, à tous coups,

Sur qui cet amant soupire. - Sicih, se. 8.

Dieu, pour ce coup, eut pitié et détourna cet orage.

D^UiiFi, L'Aêtrée, 161/î, II, p. 190. - Cf. Id., ibid., II, p. 79 et 38o.

C*e8t un homme qui change d^habit et de nom à toui eoup$,

SoBBL, Pdyandre, 16&8, 1, ai A.

Non, je ne veux plus voir à tùu$ coupé hazardé Un si grand différend par le fer décidé.

Tristan, La mort de Chri$pe, II, ti (à la fin).

Dans la rue à loua coupa vous faites sentinelle.

Th. Cobn., Amûwr à la mode, II, à.

Je t'entends soupirer et te plaindre à tout coupa. - Id., ibid., III, 1.

L*escalier estoit si étroit, que je ne devois pas craindre d*y tomber ; j'avois plutôt besoin à toua coupa qu'on me poussât, comme on fait Trivelin et Briguelle à la Comédie.

Lettre à Polyanthe, dans Sallbngrb , Hiat. deP.de Montmaur, a in-8^ I7i5;n,p. 37.

Par de longs cris de joie à toua coupa redoublés. - Pbbbault, Griaelidia.

i/i.5 Muse, c'est à ce coup que mon esprit timide. . . - Dbspr., Lutr., VI.

Monsieur, encore un coup, que diable avez-vous fait?

Mortplbubt, Dame médecin, V, 9. - Cf. Id. , ibid., 1,5; Criap. gentilh,, V, 7. y

Nous aurons la cassette encore un coup, — Tarare.

GflAMPMBSLé, Pariaien, Y, 5.

:tc Rob. Estienne a relevé cette locution (16/19): rr^ toua à coupa, souventes foisn.

(T Au lieu de la diction /où, on se sert aussi de coup : un coup, deux coupa, etc.* - Art. OuDiN, Gram. franc, rapportée au langage du tempa, i6A5, p. 996.

Monet (1630 et ]636) traduit coup ^ foia; de même Richelet (1680); Furetière (1690) : ffll arrive à toua coupa, c'est-à-dire fort souvent.»

Dans sa traduction de Quinte-Gurce , édition de i653, Vaugelas avait dit : <r Alexandre faisoit à tous coupa signe de la main.n Parmi les livres annotés par Racine, on trouve cette phrase avec los mots à toua coupa, qui l'avaient frappé, soulignés de sa main. — Voir ColL des Gr. bcriv., MoLiàRB, VI, i55 : l'éditeur remarque que ces mots furent supprimés dans le Quinte-Gurce de 1669, après la mort de l'auteur, sans doute comme trop bas.

Coupe, teigne de dame.

194 Vois-tu ce petit trait de feinte que voilà?

Ce fleuret? ces coupés courant après la belle? — Fâch.j , 3.

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