‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 438 sur 455 · COURIR · texte numérisé non relu

COURIR

Une Didon, une anareuêe, S^en tint en faisant la pleureuse. Nous demander place à bÂdr.

SciBBOH, Virg. Irav,, Paris, David, 170^; 1, p. 3oo.

On frappe : assurément Yoid notre coumue.

Regarde. — Oui, c^est elle, et sa bande joyeuse. - Poissoi, Fem, coq,, VU, s.

Et que faites-vous donc ici. Madame la couretueî - Rbgxau», FUla trr., 1, 7.

Courir, verbe actif y teime de chasse; poursuivre, rechercher.

/187 Nous étions une troupe, assez bien assortie.

Qui pour courir un cerf awions fait hier partie. — Fâek.^ II, 6.

181 Mais aller attaquer de ces bétes vilaines

Qui n'ont aucun respect pour les faces humaines. Et qui courent les gens qui les veulent courir. C'est un sot passe-temps, que je ne puis souffrir.

Prmc. d'Él.j I, i.

Ces pauvres gens s*cnfuiront tous à leur logis ; les soldats cottroffemt par les me^

MoifTLDC, Comment,, Hv. IV, fol. 1&6 r*.

3oi ... Les petits enfants, sitôt quon m'aperçoit,

Me courent dans la rue et me montrent au doigt. - Gokti., Suite du Ment,, 1, 3.

On me cherche, on me court ; je suis bon : comment faire 7

Tb. Goi5., Comt. ^Org,, IV, 6.

63 Vous saurez que le chambellan A couru cent cerf* en un an ;

Courir de$ hommee, je le gage , ,

Lui plairoit beaucoup davantage. - La Fo.tt., IX, p. i3a : Eptt.

Los maris aujourd'hui. Monsieur, sont si courml

Et que peut-on, hélas, avoir pour vingt écus? - Reg5ard, IJgat. univ,, V, 7.

Pcsie ! on vous court partout. - Th. Corn., D. César d' Avalas, II, 9.

figS Oh dame I on ne court pas deux lièvres à la fois. - Rac. , Plaid., III, 3.

Il s'assuroit sur ses belles qualités, qui le faisoient courir de tout le monde. Je veux bien qu'on vous coure comme lui. - Rac, VI, 399 : Lettr.

L'oisiveté des femmes et l'habitude qu'ont les hommes de les courir partout où elles s'assemblent. . . - La Brut., II, aaS.

# 9 Courir, courre. Tous deux sont bons, mais on ne s'en sert pas toujours indiiïéremment : en certains endroits on dit courre, et ce seroit très mal parler de dire courir, comi»* courre le cerf, courre le lièvre, courre la poste. Si quelqu'un disoit courir le cerf, on se moqueroil de luy. En d'autres endroits , il faut dire courir, comme faire courir le bruit , i7 nt fait que courir, parlant d'un homme qui ne fait que voyager, etc. Et en d'autres, on p«il dire courir et courre, comme cowre fortune et courir fortune. M. Gocffeteau, ce me seniWe, dit toujours le premier, et M. de Malherbe toujours le dernier; mais sans doute eown fortune est le plus en usage.» - Yaugelas.

«rM. Ménage, qui confirme la décision de M. de Vaugelas sur courre le lièvre, courre U poste, il ne fait que counr, faire courir le bruit, rapporte une observation de Voiture dan> quelqu'une de ses Lettres; courre est plus en usage que courir, et plus de la Cour; mzU

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