CRÉDIT (À) — GREVER DE
17A L^hôtcsse, adroite et fine créature, - La Fout., V, p. 81 : Qmtet, III, 3.
Si le pécheur ne commence à aimer Dieu, 0 doit craindre qu^îi ne continue à n*aimer que soy-mesme et la créature,
BossuBT, Catéch, de Meaux, in-ta, 1687, p. 189.
* Le mot créatitre se disait plutôt : 1** dans «être la créature de quelqu^unn, c*est-àdire lui devoir sa fortune , et c était une expression nouvelle du temps d*Henri Estienne, qui en parle dans ses Dial, du nouv, long, Jranç,'itaiianizd , édit. Liseux, II, p. 71-79* io3, is5; on en trouvera des exemples dans Bossuet, Hi$t. utiiv., in-6% 1681, p. 5&o et 5^7; a** dans le sens de homme de peu : «La honte qu'on a pour ces petites eréatum (les domestiques) les rend insupportables.» - Du Virdibb, Flatteur, 1,5.
Crédit (A), sans payement, gratuitement, inutilement.
195 Enfin, quoi qu'il en soit, témoigner de lombrage. C'est jouer en amour un mauvais personnage. Et se rendre, après tout, misérable à crédit. — Dép. am.y I, 9.
968 Qui peut trouver moyen d'être fait de ia sorte Ne soupire guère à crédit. - Psyché ^ III, 1.
Ah ! j'entends quelque voix ; je te Tavois hien dit : Nous amuser icy, c'est nous perdre à crédit,
J. DB ScHiLARDBB, Tyr et Sidem, IV, 3.
9 Quiconque aime de la sorte
Se donne au diable à crédit. - GoBif., X, 173 : Pùé$. div.
Ce seroît le perdre (le temps) à crédit, que m'amuser à vous faire le détail de tous leurs jeux. - Rac, VI, /ioa : Lettrée,
GrJ^DIT : PRENDRE GRJ^DIT SUR. . .
liSii Je veux ia retâter sur ce fameux mystère, Et voir si ce n'est point une vaine chimère Quiwir ses sens troublés ait su prendre crédit. - Amph,, III, t.
Creuse : viande creuse.
* Voir Viande creuse.
Crever de . . .
Une grande marque que vous vous portez bien . . . c'est que vous n'êtes point crevé de toutes les médecines qu'on vous a fait prendre.
Mal. itnaff., III, 3.
Deux soldats. . . crevèrent de chaud. - Malo., III, 5 16.